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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 23:30

Qui se souvient encore de Joséphine BAKER ?

Joséphine BAKER qui démarre sa carrière dans la revue Nègre, en 1925, à 19 ans, est un mélange d’exotisme et d’érotisme, avec tous les clichés coloniaux de l’époque, l’archétype de la femme noire sauvage ou apprivoisée. L’histoire de Joséphine BAKER est celle de la déconstruction de l’image de cette danseuse subversive à une période coloniale teintée d’une mentalité paternaliste. Dépassant la célébrité d'une meneuse de revue, Joséphine BAKER est parvenue au stade du mythe. Icône de l'exotisme et symbole d'émancipation sexuelle, sa renommée a progressivement glissé vers d'autres registres. Elle fut patriote, ralliée à la France libre pendant la seconde guerre mondiale, et surtout militante antiraciste acharnée, au point d'adopter douze enfants aux origines les plus diverses : son village du monde absorba toutes ses forces jusqu'à la ruine. Devenue la plus française des américaines, Joséphine BAKER déployait une énergie, qui après cinquante ans de carrière, l'a conduite à mourir quasiment sur scène.

Glamourisée, mythifiée et démonisée, on a souvent caricaturé Joséphine BAKER, en la ramenant à cette femme noire et libre dans la France des «Années Folles» à cette danseuse nue avec ses bananes. On se souvient de ces images qui ont fait le tour du monde : la panthère noire croquée par Paul COLIN (1892-1985), la diva moulée dans des robes de strass, coiffée de diadèmes et de plumes. Joséphine entre en scène, le 2 octobre 1925, dans la Revue Nègre, dans une tenue composée d’une simple ceinture de bananes autour des hanches en chantant «moi j’aime les bananes, parce qu’il n’y a pas d’os dedans». Ces bananes plantains venant des Antilles, longs et gros, se redressant de façon provocante, étaient des symboles phalliques ; elles ont choqué les âmes puritaines.

Les Années folles, antidote à la Grande Guerre, ou  «Roaring Twenties » de Broadway dépeintes par SCOT FITZGERALD aux États-Unis, sont symbolisées en France par le scandale de la Revue nègre : les Français cherchent à oublier et s’engouffrent dans une course frénétique à la consommation et à la modernité. Depuis le début du siècle, le traditionnel café-concert s’est peu à peu mué en music-hall. Les revues des grandes salles parisiennes rivalisent par l’appel à l’exotisme, le luxe affiché des décors et l’originalité des programmes musicaux et des rythmes dansés.

Au moment où Joséphine débarque à Paris, le cosmopolitisme de la capitale est indéniable, mais cette ouverture sur les autres s’accompagne d’une montée des populismes. Ainsi, à Paris, les ballets russes de Diaghilev ont régné sur Paris de 1909 à 1929. L’extrême-droite dénonce l’envahissement de Paris par les étrangers. L’assassinat du président Paul DOUMER (1857-1932), tué par un russe, Paul Gorguloff (1895-1932), déclenche une vague sans précédent de xénophobie, «Les étrangers absolument indésirables, dangereux pour la sécurité publique, sont devenus un véritable fléau » souligne un rapport de police en date du 6 mai 1932. L’assassinat du Ministre des affaires étrangères, Louis BARTHOU (1862-1934), déclenche une vague de xénophobie violente en France. Joséphine BAKER apprécie l’accueil de la capitale française : «Je suis française noire. Et j’aime Paris. Votre pays est le seul où l’on puisse vivre tranquillement» dit-elle.

En fait, sous les paillettes et les costumes extravagants de Joséphine, star de la chanson et de la danse, se cache une femme de cœur et de courage. Elle chantera l'amour, la liberté et son profond humanisme, jusqu'à son dernier souffle. «I never was a Red. I’m just part of the brotherhood of mankind» dit-elle. La "petite négrillonne", comme l'appellera Mistinguett, va gravir tous les échelons, pour se hisser en haut de l’affiche. Danseuse, chanteuse, actrice, militante de la cause de l’égalité et humaniste, Joséphine se passionnera pour les nobles causes. Un peu ostentatoire dans ses goûts, amoureuse des plaisirs du corps, mais aussi à l'écoute des souffrances humaines auxquelles ses années d'enfance misérable à Saint Louis l'ont sensibilisée, Joséphine sera une combattante inlassable pour l’égalité et contre la ségrégation dont sont victimes ses frères noirs américains.

Les mémoires de Joséphine BAKER, recueillis pendant plus de vingt ans par le grand journaliste de l'entre-deux-guerres Marcel SAUVAGE, rendent hommage cette «Vénus noire», cette femme hors du commun, célébrée dans le monde entier et racontent la difficulté de ses premiers pas dans une société raciste, son arrivée en France, ses débuts à Paris, son triomphe aux Folies-Bergère, ses amours, son engagement dans les services de renseignement et son action aux côtés du général de GAULLE.

Qui était donc Joséphine BAKER ?

Joséphine BAKER, de son vrai nom, Freda Joséphine Mac DONALD, est née le 3 juin 1906 à Saint-Louis, aux Etats-Unis (Missouri), d'une mère célibataire métisse noire et indienne, Carrie Mc DONALD et d'un Blanc, d’origine espagnole, Eddie CARSON. Vivant dans la misère et en conflit permanent avec sa mère, elle se marie, une première fois avec Willie Wells BAKER, à 13 ans. Joséphine BAKER a débuté sur scène dans le music hall new yorkais en 1921, dans la revue Shuffle Along. Fuyant ces conditions de vie difficiles, Joséphine BAKER a 19 ans quand elle débarque en France, le 22 septembre1925. Elle se fait remarquer par Caroline DUDLEY, une américaine amoureuse du jazz, qui entend monter à Paris une revue noire. «Dotée d’une forte personnalité, ambitieuse, audacieuse et talentueuse, Joséphine BAKER est consciente de sa valeur. (…). Bien que naïve, elle a néanmoins une idée claire de son avenir : elle veut être riche et célèbre» dit Charles ONANA un de ses biographes.

Paris est une ville pleine de promesses et traditionnellement les danseuses noires doivent céder aux désirs sexuels des clients. Mais Joséphine a de l’aplomb, du courage et de la détermination. Le 2 octobre 1925, au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, Joséphine déclenche l’enthousiasme avec le premier spectacle de la Revue Nègre devant des personnalités comme Robert DESNOS, Blaise CENDRAS. Certaines critiques sont élogieuses : «c’est elle de son trémoussement forcé, de ses dislocations téméraires, de ses mouvements lancés qu’émane le jet rythmique. (…) La musique naît de la danse, et quelle danse !», s’exclame André LEVINSON dans la revue des arts et spectacle Comoedia du 12 octobre 1925. Robert de FLERS, du Figaro, n’a pas hésité de descendre carrément, Joséphine dont le spectacle est considéré comme l’offense la plus directe qu’ait jamais reçu le goût français » et il poursuit «la Revue Nègre est un lamentable exhibitionnisme transatlantique qui nous fait remonter au singe» et il parle «d’obscénité puérile». Mais la force de Joséphine c’est son courage, son esprit d’initiative, et surtout son goût du travail et son sens de l’effort. Et puis, la petite danseuse nue afro-américaine devient la coqueluche des Années Folles, fascinant aussi bien Picasso que Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans un parfum de scandale, les années 1930 la voient devenir la première star noire mondiale, de Buenos Aires à Vienne, de Londres à Tunis.

Joséphine crée en 1926, le Bakerfix, une pommade employée pour des cheveux cours=ts gominés. En plein Paris, colonial, Joséphine a conquis la capitale. « A partir de minuit, tout le monde est sauvage, là-haut, à Montmartre » dit-elle dans ses mémoires. Alors, Joséphine ouvre son bistrot, « Chez Joséphine », rue Pigalle, le 14 décembre 1926. Entre 1928 et 1930, Joséphine va faire la tournée dans différents pays européens, soutenu par son compagnon et producteur Pépito. En Autriche, des groupes d’extrême-droite se mobilisent pour interdire son spectacle. On lui reproche d’être noire, de danser dénudée et de gagner beaucoup d’argent. En 1929, à Munich, son spectacle est interdit pour atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

A son retour, Joséphine connaît la consécration avec son arrivée au Casino de Paris. La rencontre avec Henri VARNA la propulse au rang de vedette du music-hall. C’est VARNA qui lui a enseigné les ficelles du métier.

Joséphine BAKER entame une carrière cinématographique et tourne dans «Zouzou» de Marc ALLEGRET, en 1934 avec Jean GABIN, et y incarne une blanchisseuse parisienne. Elle aura des rôles dans «Princesse tam-tam » en 1935 et la «Sirène des tropiques» en 1927. «Le cinéma s’est servi d’elle, mais ne l’a pas servi» dit un journaliste.

En 1931, Joséphine BAKER participe à Vincennes, à l’exposition coloniale organisée par le président Paul REYNAUD. C’est la même année que Vincent SCOTTO compose pour elle «j’ai deux amours, mon pays et Paris».

Le 30 novembre 1937, Joséphine prend la nationalité française, en épousant l’industriel français Jean LION, fils de Maurice LION, un courtier en sucre. Leur rencontre a eu lieu au Bois de Boulogne ; tous les deux sont passionnés d’équitation.

Sentant la montée du fascisme et de l’intolérance, elle n’a pas manqué de souligner : «I’ll say it’s getting darker and darker».  Engagée dans la résistance pendant la guerre, dans les services de renseignements de la France Libre, avec le grade de lieutenant, la chanteuse est consacrée Compagnon de la Libération par le général de Gaulle. Joséphine chante pour les victimes de guerre et milite pour les droits civiques des Noirs américains confrontés au racisme.

Joséphine incarne les valeurs de tolérance et d’humanisme ; elle rêve d’une Nation française en arc-en-ciel. Dès les années 1950, installée dans le Château des Milandes, en Dordogne, avec son dernier mari Jo BOUILLON, l’artiste se partage entre sa carrière et l’éducation de sa Tribu Arc en Ciel : 12 orphelins de nationalités différentes qu’elle adopte, en écho à son idéal de réconciliation des races.

En 1968, ruinée, elle parvient à sauver sa famille grâce à Brigitte BARDOT et Grace KELLY.

En 1966, Joséphine BAKER participe au 1er festival des arts nègres à Dakar et anime la nuit des Antilles.

Joséphine BAKER meurt le 12 avril 1975, à Paris, dans le 13ème arrondissement, au lendemain de son spectacle à Bobino, après 50 ans de scène. Une piscine, à côté de la garde d’Austerlitz, porte son nom.

Bibliographie sélective

1 – Contributions de Joséphine Baker

BAKER (Joséphine), Joséphine, Paris, Robert Laffont, 1976, 414 pages ;

BAKER (Joséphine), LECACHE (Bernard), Le soleil brillera aussi pour vous, Paris, 1957, LICRA, 16 pages ;

BAKER (Joséphine), Les Milandes, Castelnau-Fayrae, Chez l’auteur, 1959, 32 pages ;

BAKER (Joséphine), SAUVAGE (Michel), Les mémoires de Joséphine Baker, Paris, éditions CRA, 1927, 189 pages, Paris, Corréa, 1949, 352 pages et Paris, Dilecta 2006, illustration de Paul Colin, 298 pages ;

BAKER (Joséphine), BOUILLON (Jo), Joséphine, Harper and Row, 1977, 302 pages (en anglais).

2 – Critiques de Joséphine Baker

2 – 1 Critiques en langue française

ABTEY (Jacques), La guerre secrète de Joséphine Baker, Paris, Siboney, 324 pages ;

BAKER (Jean-Claude), Joséphine, une vie mise à nu, Paris, A Contrario, 1995, 469 pages ;

BOUILLON-BAKER (Jean-Claude), Château sur la lune, le rêve brisé de Joséphine Baker, 2012, Paris, Hors Collection, 276 pages ;

BAKER (Brian), TRICHARD (Gilles), Joséphine Baker : Le regard d’un fils, Paris, Robin, 2006, 190 pages ;

BARBIER (Michèle), Tumpie dite Joséphine Baker, Paris, Alan Sutton, 158 pages ;

BOCQUET (José-Louis), Joséphine Baker, Castermann, 2016, 568 pages ;

BONINI (Emmanuel), Joséphine Baker, cent images pour une légende, Périgueux, La Lauze, 2001, 160 pages ;

BONINI (Emmanuel), La véritable Joséphine Baker, Paris, Pygmallion-Gérard Watelet, 2000, 368 pages ;

COHEN (Evelyne), Paris dans l’imaginaire national dans l’entre-deux-guerres, Paris, Publications de la Sorbonne, 1999, 396 pages, spéc. pages 106 à 107 ;

La guerre secrète de Joséphine Baker, avec une lettre autogr. du général de Gaulle, Siboney, 1948, 323 pages ;

CRUCHAUDET (Chloé), Joséphine Baker, Paris, Nocturne, 2006, 36 pages ;

DUBOIS (Régis), Les Noirs dans le cinéma français, Paris, 2016, Lettmotif, 246 pages, spéc pages 21 à 26 ;

DUFRESNE (Jean-Claude), Il était une fois Joséphine Baker, Paris, Lafon, 2006, 281 pages ;

EHRET (Marie-Florence), Joséphine Baker – des trottoirs de Saint-Louis aux marches du Panthéon, Paris, La Différence, 2016, 102 pages ;

FOURNY (Marc), 12 scandaleuses qui ont changé l’histoire, Paris, Pygmalion, 2015, 376 pages ;

MACRELL (Judith), Josephine’s Story,  Pan MacMillan, 2013, 80 pages ;

MONTAIGNAC (Katya), Chez Joséphine Baker, Arles, 2002, 72 pages ;

ONANA (Charles), Joséphine Baker contre Hitler, la star noire de la  France libre, Paris, éditions Duboiris, 2006 et 2016, 189 pages ;

ORY (Pascal), Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Paris, Robert Laffont, Bouquins Ségher, 2013, 1357 pages, voir la lettre B ;  

HRUBY POWELL (Patricia) Joséphine : Joséphine Baker, la danse, la résistance et les enfants, illustration de Christian Robinson, traduction de  Laurana Serres-Giardi, Voisins-Le-Bretonneux, Rue du Monde, 2015, 101 pages ;

ROSE (Phyllis), Joséphine Baker, une américaine à Paris, Paris, Fayard, 1990, 392 pages ;

WOOD (Ean), La folie Joséphine Baker, Paris, Le Serpent à plûmes, 2001, 362 pages.

2-2 – Critique en langue anglaise,

BENETTA (Jules-Rosette), Josephine in Art and Life : The Icon and the Image, University of Illinois Press, 2007, 368 pages ;

CHICAGO REVIEW PRESS, “The Many Faces of Josephine Baker, Dancer, Singer, Activist, Spy”, Chicago Review Press, 1er février 2015, 208 pages ;

COLIN (Paul), GATES (Henry, Louis), DALTON (Karen, C.C.), Josephine Baker and La Revue Nègre : Paul Colin’s Lithographs of the Tumulte Noir in Paris 1927, H.N. Abrahms, 1998, 64 pages ;

DIOP (Aminata), Josephine Baker : A Phenomenon in France, 1978, éditeur inconnu, 78 pages ;

EZRA (Elisabeth), The Colonial Unconscious : Race and Culture in Interwwar France, Cornell University Press, 2000, 173 pages, spec pages 97-100 ;  

GUILD (Leo), Josephine Baker, Holloway House, 1976, 223 pages

HRUBY POWELL (Patricia), Josephine : the Dazzling Life of Josephine Baker, Chronicle Books, 2014, 104 pages ;

PRATT GUTERL (Matthew), Josephine Baker and The Rainbow Tribe, Harward University Press, 31 mars 2014, 250 pages ;

STJEPANOVIC-PAULY (Marianne), Joséphine Baker, la danse libérée, illustration de Pauline Sciot, Paris, A Dos d’Ane, 2011, 45 pages ;

SWEENEY (Carole), From Fetish to Subject : Race, Modernism, and Primitism, 1919-1935, Greenwood Publishinh Group, 2004, 160 pages, spec37-51 ;

WOOD (Ean), The Josephine Baker Story, Omnibus Press, 2010 et  Sanctuary, 2002, 415 pages.

Paris, le 5 décembre 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

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