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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 22:22

Ma petite Arsinoé, dans ses projets, souhaite devenir une danseuse étoile. A force de m’entretenir de cette haute et exigeante ambition, j’ai fini de lui proposer une visite au Palais Garnier, à l’Opéra de Paris. Il est vrai que quand on a l’immense privilège d’habiter dans la cité mondiale des arts et de la culture qu’est Paris, il faudrait apprendre à s’éloigner de certains vacarmes de la vie, savourer chaque instant et respirer, à plein poumons, ces moments intenses de répit.

L'ancêtre de l’Opéra de Paris, l’Académie royale de Musique est fondée, en 1669, à l'instigation de Jean-Baptiste COLBERT (1619-1683). Le Roi lui octroie un privilège : le monopole de la représentation des pièces de théâtre en musique. De 1672 à 1687, Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) est directeur de cette Académie. Evènement fondateur de l’histoire de l’art lyrique en France, la création de l'Académie royale de Musique fait aussi date dans l’histoire du Ballet. L’art chorégraphique, jusqu’alors dévolu au divertissement de la Cour, dispose désormais d’une scène : la troupe danse dans les intermèdes des opéras. Peu à peu, le Ballet conquiert son indépendance jusqu’à avoir son propre répertoire au XIXe siècle, à l’époque des grands ballets romantiques. De prestigieux artistes se sont produits dans cet Opéra de Paris, comme Wolfang Amadeus MOZART, Christoph Willibald GLUCK, Luigi CHERUBINI, Gioacchino ROSSINI, Daniel-François-Esprit AUBER, Gaetano DONIZETTI, Jacques Fromental HALEVY, Giuseppe VERDI, Charles GOUNO, Richard WAGNER, etc. Dans le domaine de la danse les ballets russes de Serge de DIAGHILEV (1872-1929) ainsi que la prestation de Rudolph NOUREEV ont fait sensation. NOUREEV (1938-1993) d'origine tartare musulmane de Russie est arrivé en France en 1961. Il a sollicité l'asile politique et deviendra en 1983 directeur de la Danse à l'Opéra de Paris et sera emporté par l'épidémie du SIDA.

Les deux siècles suivant sa création voient l'Opéra changer onze fois de lieu. L’Opéra de Paris occupe ainsi les salles de la Bouteille (1670-1672), du Jeu de paume (1672-1673), du Palais-Royal (1673-1763), des Machines (1764-1770), la seconde salle du Palais-Royal (1770-1781), des Menus-Plaisirs (1781), de la Porte Saint-Martin (1781-1794), de la rue de Richelieu (1794-1820), le Théâtre Louvois (1820), les salles Favart (1820-1821) et Le Peletier (1821-1873).

Le 14 janvier 1858, alors que Charles Louis Napoléon BONAPARTE dit Napoléon III (1808-1873) se rend en carrosse à l’Opéra, des anarchistes italiens à la solde de Félice ORSINI lancent des bombes sur la foule. L’Empereur et son épouse réchappent miraculeusement de cet attentat qui fait huit morts et près de cent-cinquante blessés. Après ce drame, le 29 septembre 1860, Napoléon III décrétait la construction d'un nouvel opéra afin de remplacer celui de la rue Le Peletier, édifice provisoire trop étroit et situé dans un quartier encombré. Un concours était ouvert en décembre rassemblant 171 candidats. Parmi les candidats, le méconnu Charles GARNIER (Paris, 6 novembre 1825 - Paris, 3 août 1898), alors âgé de 35 ans. Son projet tente de répondre à ce qu’il pense être le problème crucial de l’art de son temps : l’impossibilité de diffuser la création artistique pour le plus grand nombre. Il est proclamé vainqueur le 30 mai 1861. CharlesGARNIER, pendant quatorze années, celui-ci se consacra presque quotidiennement au prestigieux chantier. Dans la nuit du 28 au 29 novembre 1873, la salle Le Peletier est anéantie dans un incendie de plus de vingt-quatre heures et dont les causes demeurent indéterminées. En attendant l’ouverture du Palais Garnier, l’Opéra s’installe provisoirement salle VENTADOUR. La façade fut inaugurée officiellement le 15 août 1867 au milieu des fastes de l'Exposition universelle, mais l'inauguration de l'ensemble n'eut lieu qu'après la chute de l'Empire en 1875.

C’est ce nouvel opéra qui fit sa renommée, Charles GARNIER ; celui-ci s'affirmait comme le créateur du style Second Empire. A l'Impératrice Eugénie de MONTIJO (1826-1920) qui s'étonnait du manque d'unité de l'ensemble : «Qu'est-ce que ce style ? Ce n'est pas un style, ce n'est pas du grec, ni du Louis XVI», l'architecte aurait répondu : «Non, ces styles ont fait leur temps. C'est du Napoléon III». Par son éclectisme et son exubérance décorative, le monument est en effet devenu le symbole du régime impérial. Intégré dans le nouvel urbanisme parisien, l'Opéra est paradoxalement à l'opposé de ses caractéristiques stylistiques : courbes baroques, profusion ornementale et polychromie éclatante tranchent singulièrement face à la régularité et à la grise austérité des conceptions architecturales haussmanniennes.

Le plan, véritable chef-d'oeuvre de fonctionnalisme, est particulièrement lisible de l'extérieur dans la répartition des différents volumes : le vestibule d'accueil surmonté du foyer et desservi par l'escalier d'honneur, la salle, la scène prolongée du foyer de la danse et la partie réservée à l'administration. La façade extérieure, synthèse baroque de différents styles, est rythmée par une colonnade corinthienne en pierre de Ravières surmontée d'un attique décoré de masques à l'antique de KLAGMANN.

De grandes comme de petites histoires se sont produites à l’Opéra de Paris. En 1861, Richard WAGNER (1813-1883) fait son entrée à l’Opéra de Paris avec perte et fracas. La première de «Tannhaüser» déclenche dans la salle une nouvelle bataille d’Hernani. L’administration cède en annulant les représentations et le compositeur quitte Paris précipitamment. Qu’importe, dira Charles BAUDELAIRE qui prend la défense du génie : l’idée est lancée, la trouée est faite, c’est l’important. En 1929, un ancien danseur des Ballets russes de Serge de DIAGHILEV (1872-1929), Serge LIFAR est invité à créer un ballet pour l’Opéra : «Les Créatures de Prométhée», sur la musique de Beethoven. L’année suivante, il devient Maître de Ballet et prend les rênes de la Compagnie à laquelle il consacrera plus de trente années de sa vie. Il crée une classe d’adage, qui permet aux danseurs de n’être plus les simples faire-valoir des ballerines, et développe son style néoclassique qui imprègnera Roland PETIT (1924-2011) et Maurice BEJART (1927-2007). En 1945, Reynaldo HAHN (1874-1947), compositeur, chef d’orchestre et critique musical, compagnon et ami de Marcel PROUST (1871-1922), devient directeur de l'Opéra de Paris. En 1982, jugeant la jauge du Palais Garnier insuffisante, le président François MITTERRAND (1916-1996), un pharaon des temps modernes, décide de la construction d'un nouvel opéra, «moderne et populaire», dans Paris, à la Bastille qui sera inauguré le 13 juillet 1989, dans le cadre des manifestations du Bicentenaire de la Révolution française.

Un des lieux souterrains qui alimente la légende de l'Opéra est le réservoir souterrain, surnommé le Lac, sorte de monstre du Lochness parisien à la sombre légende. En effet, une nappe phréatique importante, alimentée par un bras préhistorique de la Seine, provoquait une inondation permanente pendant les travaux de l’Opéra. Il a fallu la réalisation d'un cuvelage destiné à contenir les infiltrations souterraines.  En effet, l'importante quantité contenue dans la cuve de ciment et de béton, et son emplacement stratégique, donnent aux pompiers la possibilité de circonscrire plus rapidement et plus efficacement un départ éventuel départ d'incendie. Les sous-sols de l'Opéra abritaient également, dans leurs caves, une gigantesque usine de production d’électricité. L’Opéra est l’un des premiers établissements parisiens à expérimenter l’éclairage à l’électricité, à la place du gaz. Par ailleurs, sous la Commune de Paris (18 mars 1871 au 28 mai 1871), les révolutionnaires transformèrent les salles en entrepôts, et lorsque les Versaillais  pénétrèrent dans Paris le 21 mai 1871, les souterrains servirent de cachots et des Communards y furent exécutés. De quoi alimenter la sombre légende des sous-sols de l’Opéra de Paris.

Mais les sous-sols de l'Opéra recèlent encore d'autres surprises : Une initiative étonnante est prise en 1907 et réitérée en 1912. Au cours d'une cérémonie solennelle, Alfred CLARK, le président de la compagnie française du Gramophone enfouit des enregistrements  composés de vingt-quatre disques dans des urnes scellées pour 100 ans et qui seront enterrées dans les sous-sols de l'Opéra, sans oublier le gramophone, au cas où la technique d'écoute ne serait plus connue un siècle plus tard. Ces enregistrements étaient destinés à transmettre aux hommes du futur l’état des machines parlantes ainsi que les voix et interprétations des principaux chanteurs de l'époque.  Lors de cet enfouissement, un mystérieux cadavre fut découvert dans les sous-sols de l'Opéra, dont la presse se fit l'écho, et que l'écrivain Gaston LEROUX identifia comme celui du fantôme de l’Opéra. On connaît l’histoire de ce film tiré d’un roman, «le fantôme de l’Opéra». Mais d’où vient réellement cette légende parisienne ? Tout commence le 28 octobre 1873 : un jeune pianiste aurait eu le visage brûlé dans l’incendie du conservatoire de la rue Le Peletier. Sa fiancée, une ballerine du conservatoire, y aurait alors perdu la vie. Inconsolable et défiguré, il aurait trouvé refuge dans les souterrains de l’Opéra Garnier, alors en pleine construction. C’est donc à l’intérieur du palais Garnier que l’homme, Ernest, séjourna jusqu’à sa mort. Celui ci aurait d’ailleurs vécu à proximité du lac d’eau présent sous l’Opéra et servant de réserve d’eau en cas d’incendie. Il consacra la fin de sa vie à son art et à l’achèvement de son œuvre, un hymne à amour et à la mort. Celui-ci serait mort dans les sous-sols. Son cadavre n’ayant jamais été retrouvé on pense qu’il fut confondu avec les corps des communards
Mais l’histoire du fantôme de l'Opéra va prendre un autre tournant en 1916. Un écrivain, Gaston LEROUX, s’inspire alors de la légende et de plusieurs évènements troublants pour écrire son célèbre roman : Le Fantôme de l’Opéra. Dans l’avant-propos de ce roman, Gaston LEROUX mentionne que le fantôme de l’Opéra a existé. Erik a réellement vécu. Ce ne fut point, comme on l’a cru longtemps, une inspiration d’artistes, une superstition de directeurs, la création falote des cervelles excitées de ces demoiselles du corps du ballet, et précise ceci : «On se rappelle que dernièrement, en creusant le sous-sol de l’Opéra pour y enterrer les voix phonographiées des artistes, le pic des ouvriers a mis à nu un cadavre. Or, j’ai eu tout de suite la preuve que ce cadavre était celui du Fantôme de l’Opéra ! J’ai fait toucher cette preuve, de la main, à l’administrateur lui-même, et maintenant il m’est indifférent que les journaux racontent qu’on a trouvé là une victime de la commune». Le 20 mai 1896, dans les fastes du Palais Garnier, le grand lustre de la salle se décroche et tue un spectateur pendant une représentation du Faust de Gounod. La légende rapporte que ce spectateur était assis à la place numéro 13. Le film, fantastique américain, réalisé par Arthur LUBIN en 1943 et tiré de ce roman, est gravé dans nos mémoires. Dans ce film, Claudin vient d'être licencié de son emploi de premier violon de l'Opéra de Paris. Cette situation l'affecte beaucoup car elle va l'empêcher de continuer à payer les leçons de chant de Christine, la doublure de la diva BIANCARELLI, dont il est secrètement amoureux. En tuant un éditeur de musique qui refuse d'acheter ses partitions, Claudin se fait défigurer par une cuvette d'acide. Se cachant dans les sous-sols de l'Opéra, il décide d'enlever Christine en pleine représentation. Celle-ci devait interpréter un rôle très prestigieux. Un jeune ami de la belle découvre qu'un passage mène, par les égouts, aux anciennes caves de l'opéra, désaffectées, et qu'une vengeance implacable s'y trame.

L’Opéra de Paris, essentiellement dédié à la musique, à la danse et à la poésie lyrique, est placé sous la protection du dieu grec, Apollon et sa lyre, un instrument musique à cordes. Le groupe d’Apollon (hauteur 7.5 m, largeur 4 m) sculpté par Aimé MILLET (1819-1891), fondu en bronze en 1869, a été mis en place au sommet du pignon de la scène de l’opéra en 1870. Apollon, les épaules couvertes d’une légère draperie qui retombe derrière lui, élève, des deux mains, la lyre au-dessus de sa tête. À droite, la Poésie assise, complètement drapée, la tête légèrement tournée à gauche, tient le style de la main droite levée, prête à écrire, et une tablette de la main gauche. À gauche, la Musique, la tête de face, assise, la jambe droite repliée, appuie la main gauche sur un tambour de basque qu’elle tient, de la main droite, posé sur le genou droit. Elle est vêtue de la tunique laconienne fendue ; les jambes nues sont chaussées de cothurnes.

Charles GARNIER, artiste de génie et talentueux, prix de Rome en 1848, avait une conception élitiste de l’art. Les dirigeants de notre époque de l’Opéra tentent, tant bien que mal de combattre ce préjugé ancien et tenace. L’Opéra n’est pas toujours plein, et sur le million de billets à vendre chaque saison, quelques dizaines de milliers restent disponibles jusqu’au lever de rideau. «L’art n’est pas réservé à une élite. Pour apprécier le spectacle, pour ressentir une émotion, il n’est nul besoin de tout comprendre, de lire la musique, d’être un expert de l’entrechat» dit Stéphane LISSNER. «Il n’y a pas d’autre mur et barrière pour l’homme que le ciel. Tout ce qui est de la terre en terre lui appartient pour marcher dessus et il est inadmissible qu’il en soit d’aucune parcelle forclos» dit Paul CLAUDEL dans le «Soulier de satin».

La programmation de l’Opéra de Paris 2016-2017 combine les grands classiques attendus du public avec les créations contemporaines. Certains opéras sont joués au Palais Garnier (Iphigénie en Tauride, Tudor Millepied, Cosi Fan Tutte, Béatrice et Benedict, La Cenerentola), mais la plupart c’est à l’opéra Bastille. Ainsi, restent des têtes d’affiche la «Damnation de Faust» de BERLIOZ, «La Tosca» de Giacomo PUCCINI, «Samson et Dalila», un conte biblique et érotique de Camille SAINT-SAENS. Les éclairs brillent dans le ciel quand Dalila déclare sa flamme à Samson : «mon cœur s’ouvre à ta voix comme s’ouvrent les fleurs aux baisers de l’aurore». C’est une beauté envoûtante mais trompeuse. Quand le tonnerre gronde enfin, Dalila trahit Samson en le livrant à ses ennemis.

Dans «Lucia Di Lammermoor» de Gaetano DONIZETTI, et dans les collines de Lammermuir, au Sud de l’Ecosse, la belle Lucia retrouve à chaque aurore un mystérieux jeune homme dont elle est amoureuse. Mais comme dans "Roméo et Juliette" de William SHAKESPEARE, les amants sont issus de deux familles en guerre et n’ont pas le droit de s’aimer. Cet opéra romantique chante un air de folie. Lucia est interprétée par une artiste Sud-africaine, Pretty YENDE. Artiste lyrique, née le 6 mars 1985 à Piet Retief, Pretty YENDE étudie à l'académie lyrique de La Scala et remporte plusieurs concours internationaux de chant lyrique, dont le concours Operalia en 2011. Pretty YENDE, avec son timbre corsé, exerce une séduction immédiate ; elle revient cette saison 2016-2017, à Bastille dans un rôle dramatique que les plus illustres cantatrices ont interprété avant elle, dans le rôle d’une Lucia, espiègle et piquante dans l’opéra de «Lucia di Lammermoor» de DONIZETTI. «Dès sa première note, le son est à la fois issu d'une gorge bouillonnante de chaleur et un filin puissant comme l'acier. Ses notes douces sont assurées et d'une parfaite justesse, depuis l'émission jusqu'à la résonance. Sa ligne vocale pourrait être disséquée, ralentie à l'extrême, elle ferait entendre alors toutes les hauteurs de la gamme, toutes parfaitement assurées et d'une richesse seulement comparable à la note suivante. Ses graves rendraient jalouse une mezzo-soprano dramatique et sa voix suraiguë est une lance jetée en plein cœur sans qu'elle ne se départisse de son sourire amoureux qui se change en rictus de folie. Sa voix est un souffle absolu qui reste homogène et éloquent en permanence» dit Charles ARDEN.

«Les contes d’Hoffmann» de Jacques OFFENBACH sont une synthèse inouïe, à la fois drôle, grave et fantastique de l’opéra-bouffe. Le narrateur et héros raconte trois amours : Olympia, Antonia et Giulietta et expose le génie mélancolique d’un homme marqué par le sort de la vie.

«Lohengrin» de Richard WAGNER, apparaît dans une barque tirée par un cygne dans une lumière bleu argent. Il vient sauver Elsa, accusée du meurtre de son frère, et lui fait promettre de ne jamais lui demander son nom. C’est un manifeste esthétique et politique qui interroge la place du génie dans la société.

«La Flûte enchantée» de Wolfgang Amadeus MOZART est un feu d’artifice en forme de conte initiatique. S’y côtoient le prince d’un pays lointain à la recherche d’une princesse, légèrement suicidaire, un serpent géant, un oiseleur fanfaron, une Reine de la nuit, et un grand prêtre, moins ténébreux qu’il n’y paraît, imposant d’étranges rites de passage. C’est une œuvre féérique, dramatique et une méditation sur la vie et la mort.


"Cosi Fan Tutte» de Wolfgang Amadeus MOZART est une collaboration entre MOZART et Lorenzo DA PONTE. Provoqué par Don ALFONSO, vieux philosophe et cynique, deux jeunes idéalistes décident de mettre à l’épreuve la fidélité de leurs amantes. L’amour leur infligera une amère leçon : ceux qui se croyaient phénix et déesses se découvriront corps désirants. Cette musique souriante et pourtant d’une mélancolie sacrale nous fait accepter la perte de l’être aimé, perte du paradis, perte de la jeunesse, pour dessiner un monde où tout se transforme, tout est mouvement.

«Carmen» de Georges BIZET est résumé par cette célèbre phrase «L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser». Dans un sulfureux déhanchement aux accents andalous, la belle cigarière jette son dévolu sur un soldat : Don José. Le drame se met en marche.

Que serait l’Opéra Garnier à Paris sans le plafond de la grande salle, une toile monumentale de 220 m² signée Marc CHAGALL (1887-1985) ? Voulue par André MALRAUX (1901-1976), cette réalisation fut pourtant très décriée quand CHAGALL la dévoila, le 23 septembre 1964. Lumineuse, colorée, elle traduit tout l’amour du peintre pour la musique et pour la vie.

Bibliographie sélective

GARNIER (Charles), Le nouvel Opéra de Paris, Paris, Ducher, 1878, vol I, 422 pages ;

GARNIER (Charles), Le nouvel Opéra de Paris, Paris, Ducher, 1881, vol II, 367 pages ;

GARNIER (Charles), Allons à Rome, Paris, Chez tous les Libraires, 1861, 28 pages ;

LEROUX (Gaston), Le fantôme de l’Opéra, Erik, Paris, société d’éditions et de publications, 1916, 78 pages ;

LOYER (François), A travers les arts, précédée de Les ambiguïtés de Charles Garnier, Paris, Picard 1985, 280 pages ;

GIRVEAU (Bruno) sous la direction, Charles Garnier, un architecte pour un empire, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, , 352 pages ;

LISSNER (Stéphane), Opéra national de Paris, saison 2016-2017, Paris, 206 pages ;

LENIAUD (Jean-Michel), Charles Garnier, Paris, éditions du Patrimoine, 2003, 200 pages ;

NUITTER (Charles), Le nouvel opéra de Paris, Paris, Hachette, 1875, 255 pages.

Paris, le 15 octobre 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

 

«Paris, ville musée et son Opéra GARNIER, un des symboles de puissance magique et envoûtante», par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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