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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 19:46

«Voyageur immobile», en référence au titre d’un ouvrage de Jean GIONO, je m’intéresse à tout ce qui bouge à Paris, véritable capitale culturelle de l’Afrique. Aussi, le lundi 2 mai 2016, en éternel étudiant, j’ai décidé de retourner au Collège de France, pour assister au séminaire «Penser et écrire l’Afrique Noire aujourd’hui», organisé par Alain MABANCKOU. Ont participé à cette rencontre, notamment : le professeur Achille M’BEMBé, les Sénégalais Souleymane Bachir DIAGNE et Pape N’DIAYE, Françoise VERGES et Dany LAFERRIERE, académicien.

Cette rencontre est un moment historique inoubliable par la qualité de la prestation des intervenants, ainsi que la maîtrise et l’animation du colloque par le professeur Alain MABANCKOU, toujours plein d’humour, impertinent et mordant. En effet, il a su faire passer, comme l’historique colloque de 1956 à la Sorbonne relatif aux écrivains et artistes noirs, des messages d’une gravité exceptionnelle, violenter la veille institution qu’est le Collège de France, mais avec beaucoup de tact et de finesse, et se faire applaudir par un public européen, parfois sensible. Mieux encore la couverture médiatique exceptionnelle de la prestation d’Alain MABANCKOU et sa distinction des insignes d’officier de l’ordre des arts et des lettres, le 3 mai 2016 par la Ministre de la Culture et de la Communication Mme Audrey AZOULAY, ferait pâlir de jalousie, même les lauréats d’un Prix Nobel, qu’il mérite bien. «Vous prônez avec humour et érudition une éthique de responsabilité et une lucidité nécessaire au progrès pour l’avancée réelle des droits», dit la Ministre. Premier écrivain noir à entrer et faire entrer, comme ce 2 mai 2016, l’Afrique au Collège de France depuis sa création en 1530, Alain MABANCKOU est resté modeste dans son triomphe : «Je ne rentre pas tout seul au Collège de France, je rentre avec la voix de SENGHOR, avec la voix de CESAIRE, de Sony LABOU TANSI» dit-il dans sa leçon inaugurale du 17 mars 2016 au Collège de France. En effet, cette prestigieuse institution, qu’est le Collège de France, a confié à Alain MABANCKOU, un écrivain, poète et enseignant, franco-congolais, la chaire de création artistique, pour l’année 2015-2016. C’est la première fois qu’un Africain est choisi au collège de France. «Si j’ai été nommé au Collège de France, ce n’est parce que je suis un écrivain noir, mais parce que je suis un écrivain tout court», dit-il. En effet, la désignation d’Alain MABANCKOU témoigne de son talent littéraire et surtout sa façon d’utiliser sa contribution littéraire de façon non victimaire. «Les Français doivent comprendre qu’il n’y a pas plus Français que ceux qu’ils ont colonisés, puisqu’on a appris au pied de la lettre» dit Alain MABANCKOU qui est fier de sa double culture. «J'ai décidé que la géographie importait peu, qu'il faut s'efforcer de vivre bien là où l'on est» prend t-il le soin de préciser.

Au moment où sur tous les murs de France, le gouvernement a engagé une campagne sur le C.V anonyme et la valorisation des compétences, c’est aux Etats-Unis qu’Alain MABANCKOU a décroché son premier emploi d’universitaire. Et maintenant Alain MABANCKOU triomphe dans cette prestigieuse institution qu’est le Collège de France localisé en plein Quartier Latin, à côté du Lycée Louis Le Grand et la Sorbonne.

Le colloque du 2 mai 2016 était divisé en quatre parties :

- «penser l’Afrique» (Souleymane Bachir DIAGNE, Lydie MOUDILENO, Séverine KODJIO-GRANDJEAN et Célestin MONGA) ;

- «écrire l’Afrique aujourd’hui» (Sami TCHAK, Armand GAUZ, Lucy MUSHITA, Dieudonné NIANGOUNA) ;

- «Ecrire la France noire : la diversité en questions» (Pascal BLANCHARD, Pap N’DIAYE, Rokhaya DIALLO, François DURPAIRE) ;

- «L’Amérique au miroir de l’Afrique» (M. Dominic THOMAS, Dany LAFERRIERE, Françoise VERGES, Achille M’BEMBE, avec une conclusion d’Alain MABANCKOU).

Le colloque a eu le mérite de retracer une histoire décomplexée de l’Afrique. Aucune civilisation ne peut revendiquer le monopole de la pensée. Le philosophe sénégalais, Souleymane Bachir DIAGNE, professeur à Columbia University, aux Etats-Unis, a présenté une contribution sur «le philosophe africain, comme traducteur». Dans la fameuse conférence de 1937 de Léopold Sédar SENGHOR, intitulée «ce que l’homme noir apporte», les critiques se sont focalisées sur la phrase malheureuse «l’émotion est nègre et la raison est hellène». En fait, il s’agit d’une contribution majeure sur la négritude. Son propos est ailleurs. En effet, pour SENGHOR, l’homme nouveau doit être au moins bilingue et penser en plus d’une langue. La colonisation n’avait pas voulu instituer un enjeu de réciprocité ; elle voulait imposer sa langue et sa culture aux Africains. Or, l’individu moderne doit avoir la capacité de se décentrer. Penser de langue à langue est une condition majeure. Une langue est toujours une langue parmi d’autres. Il ne faudrait pas s’enfermer dans les particularités d’une langue, fut-elle française, il faut penser plus riche, et philosopher dans un va-et-vient, de pensée de langue à langue, et non dans une démarche séparatiste, et entrer, ainsi, dans l’incompréhension entre les peuples. Par conséquent, le français est une langue africaine. Sans l’apport des populations africaines dans l’enrichissement et la vitalité de la langue française, il est probable que le français ne serait actuellement qu’un simple dialecte parisien.

Mme Lydie MOUDILENO, professeure à University of Pennsylvania, a débattu de «penser l’Afrique à partir de sa littérature». MONGO BETI ou Esa BOTO regrettait qu’il n’y ait que peu de littérature de qualité. Il n’y aurait pas, selon lui, de littérature réaliste et engagée. Il n’y a qu’une littérature pittoresque ou rose. Qu’est ce donc un classique africain ? Quel est le pouvoir de la littérature ?

La littérature africaine a considérablement contribué à reconstituer les archives africaines, et la mémoire du continent noir. En effet, en réglant ses comptes avec le colonialisme, la littérature africaine a su montrer ce versant de l’Afrique qui pense et se pense.

La littérature est un devoir de résistance qui a su rendre l’Afrique habitée et habitable.

La littérature africaine, pour la diaspora, a fait penser l’Afrique de manière particulière, maintenir la filiation et renforcer le socle affectif avec ce continent, comme à l’image de Samba DIALLO, tiraillé en deux cultures, dans «l’aventure ambiguë» de Cheikh Hamidou KANE.

La critique littéraire occidentale est sévère avec la production littéraire africaine qui n’est envisagée que sous le champ de l’anthropologie, de communautés bornés dont on contrôle le sens de manière policière. Mais, pour ces ethnologues européens qui se sont partagé l’Afrique en zones d’influence, l’Afrique pense-t-elle réellement ?

Mme Séverine KODJO-GRANDVEAUX, docteur en philosophie, directrice des pages cultures et médias de journal «Jeune Afrique» a introduit le thème «Effets de miroirs : penser l’Afrique, penser le monde». Mme KODJO fait appel à cette théorie de l’A.N.C développée par Nelson MANDELA de «l’Ubuntu», proche des concepts d’humanité et de fraternité : Nous sommes unis par des liens invisibles. «Je suis parce que vous êtes ce que vous êtes», suivant un dicton de l’Ubuntu. «Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous» suivant une autre formule. Quelqu'un d'Ubuntu est ouvert et disponible pour les autres car il a conscience d'appartenir à quelque chose de plus grand. Il faut privilégier l’intérêt commun, et s’identifier aux autres, y compris dans leurs sentiments hostiles. Dans sa tradition humaniste, l’Afrique privilégie la réconciliation à la vengeance. C’est par cette technique de la réconciliation que MANDELA a liquidé l’Apartheid. Certains chercheurs occidentaux estiment que l’Afrique étant une société totalisante serait donc primitive et ne penserait pas. En effet, la primauté de la société, de l’intérêt collectif sur les individus est mise en avant en Afrique. Comment donc, dans ces conditions agir en sujet libre et agissant ?

En fait, la prise de conscience d'un individu se définit par le contexte humain dans lequel il vit, et par ses interrelations avec autrui. Par conséquent, philosopher, c’est apprendre à nous défaire de nos préjugés. Penser, c’est nous penser, c’est bien gérer la relation à l’autre, c’est s’ouvrir au monde, s’exposer à l’altérité pour grandir d’elle. L’Occident doit cesser le monologue avec lui-même, sortir de ses préjugés et de son autocélébration.

M. Célestin MONGA, écrivain, économiste, Directeur général adjoint de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) a présenté une contribution sur «penser une Afrique affamée». «Si l’estomac ne répond pas il n’y a plus de cerveau» dit d’emblée, M. MONGA. Qu’est-ce que les Africains pensent d’eux-mêmes ?

Pour certains les déficits seraient d’ordre structurel. Pour d’autres, les conservateurs, les Africains doivent assumer leur histoire et cesser de se lamenter. Développant une stratégie victimaire et se comportant en «grands enfants», les Africains n’ayant pas le monopole de la souffrance, doivent apprendre à s’émanciper.

Les différentes pistes énoncées ne sont pas pour l’instant pertinentes. Le concept de «bonne gouvernance» n’est pas opérationnel, si les gens ont faim. L’agriculture de subsistance développe le misérabilisme et reste un frein à la productivité. Le secteur informel ne permet pas d’affirmer la dignité.

C’est l’industrialisation, même si elle a des coûts, en évitant les erreurs du passé, qui permet d’accroître la productivité, et d’assurer ainsi la dignité et la confiance en soi.

Une note d’humour et d’histoire, dans ce colloque avec la prestation d’Armand GAUZ, «les rêves de Kong de Binger». On a célébré en 2015, le centenaire de la naissance du professeur Roland BARTHES (1915-1980) qui a été professeur émérite au Collège de France. Mais personne n’a relaté que sa mère, Henriette, était la fille de Louis-Gustave BINGER (1856-1936), explorateur de l’Afrique de l’Ouest, premier gouverneur de la Côte-d’Ivoire (1893-1895). BINGER a «donné» la colonie de Côte-d’Ivoire à la France.

M. Pascal BLANCHARD, historien, documentaliste, spécialiste de l’Empire colonial français a débattu du thème «La France noire au regard de l’histoire de France». Ecrire l’histoire c’est se référer aux moments saillants. Le colloque du 2 mai 2016 au Collège de France est un moment historique. Comment, les Noirs, les minorités visibles sont-elles devenues invisibles ? Comment inscrire cette histoire dans l’histoire de France ?

Dans l’imaginaire colonial, les Noirs sont censés n’avoir pas d’histoire. «L’Homme africain n’est pas entré dans l’histoire» avait dit M. SARKOZY. Il n’y a pas une manière d’être Noir en France. Les Blancs ne veulent pas reconnaître les minorités visibles dans leur authenticité, non pas parce que qu’ils ne savent pas, mais parce qu’ils ont peur pour leur identité. Dans les faits, la place des minorités visibles oscille entre les ténèbres et la lumière. Paris à certains égards est la capitale culturelle de l’Afrique (naissance à Paris dans les années 30 du mouvement de la Négritude, création de la revue Présence Africaine par Alioune DIOP en 1947, colloque de 1956 à la Sorbonne sur les écrivains noirs, victoire de Balting Sikki contre Carpentier à la boxe, etc.).

M. Pap N’DIAYE, historien, spécialiste de l’histoire sociale des Etats-Unis, enseignant à sciences politiques, a traité du sujet «les représentations de l’Afrique pour les Afro-descendants de France». La deuxième génération d’Africains nés en France a tendance à prendre ses distances avec les immigrants de la première génération organisés sous formé d’associations villageoises ou d’organisations étudiantes comme la F.E.A.N.F. D’après une enquête sociologue du professer Pap N’DIAYE l’attitude de la deuxième génération a pris cinq variantes :

- un repli identitaire, avec une contradiction d’être Noir et doté de la nationalité française ;

- un attachement à la France, mais qui ne signifie pas un abandon d’autres identités ou d’autres attaches ; c’est une identité à géométrie variable ;

- une identification racialisée ; ce n’est pas un choix identitaire, mais il faut assumer sa condition de Noir, parce que de toute façon, les autres vous considèrent comme étant Noir avant d’être Français. On connaît la question traditionnelle «Tu viens d’où ?».

- une référence aux Etats-Unis, parce que c’est le seul pays où les Noirs ont réussi.

- le mythe du retour au pays d’origine des parents.

Mme Rokhaya DIALLO, journaliste, réalisatrice et militante associative française a discuté du thème «Formuler la question noire dans les médias : du déni à l’affirmation». Les médias jouent un rôle important dans la manière dont ils façonnent la mentalité française. Or, les médias ne sont pas à l’image de la société française ; les minorités visibles en sont exclues. En 1999, le Collectif Egalité, fondé par, entre autres, la romancière Calixthe BEYALA, tape du poing sur la table. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel les reçoit. A la suite des violences urbaines de 2005, un journaliste noir, Harry ROSELMACK, est nommé présentateur du 20 heures, à T.F.1, mais il a fallu attendre 6 mois pour qu’il prenne ses fonctions et cela afin de préparer les esprits. Les militants associatifs n’ont pas confiance aux déclarations hypocrites des dirigeants politiques sur l’égalité, seule la mobilisation peut faire évoluer les mentalités.

«Y’a Bon Award» récompense la déclaration la plus raciste de l’année. Ont été primés, le publicitaire, Jacques SEGUELA, le journaliste Christophe BARBIER, Sylvie BROSSOLETTE, journaliste à l’Express et membre du CSA, de surcroît, et Mme Laurence ROSSIGNOL, membre du gouvernement qui avait pourtant dénoncé les attaques racistes contre Mme TAUBIRA.

Les femmes noires, membres du gouvernement, si elles ne sont pas insultées ou qualifiées d’incompétentes, sont décrites dans la presse, à la rubrique de l’exotisme (mensuration, beauté, activités culinaires, ect.).

M. François DURPAIRE, historien, spécialiste des questions d’éducation et de diversité culturelle aux Etats-Unis, a présenté le thème : «Etre Noir en France en 2016 : ce qui passe et ce qui ne passe pas». Il existe peu d’études universitaires sur la diversité en France. Le gouvernement n’a porté une attention particulière qu’à la question de la laïcité. Le rapport à l’autre a été considérablement occulté ou tronqué, notamment en termes de représentation politique, de lutte contre les discriminations.

Pourtant, il est urgent de rétablir un récit commun sur l’histoire de France, dans les médias, à l’école, et en particulier à l’université, en termes de transmission de l’esprit critique et de littératures africaines, et non pas seulement que de littérature francophone, concentrée sur le patrimoine culturel de l’hexagone.

A l’instar des universités américaines, la France devrait, avec les moyens nécessaires et dans les grandes universitaires, ouvrir la recherche sur sa diversité. La France a pris des couleurs ; c’est son identité plurielle qu’il faut connaître et reconnaître à travers la recherche universitaire.

M. Dominic THOMAS, professeur et chef du département de français et des études francophones, à U.C.L.A, admirateur de Sony LABOU TANSI, a recruté Alain MABANCKOU aux Etats-Unis. Ce qui lui a permis d’être nommé par la suite au Collège de France. Pour être reconnu en France, quand on est Noir, il faut d’abord s’expatrier aux Etats-Unis. Le professeur THOMAS a présenté une contribution sur le thème «L’Afrique à l’université : globalisation et décolonisation». La France part d’un postulat, apparemment cohérent et juste, de la République ; la République est une et indivisible, tous les citoyens sont égaux devant la loi. Or, cette indifférence à la différence est une tolérance aux discriminations. Il en appelle à la promotion des études africaines dans toutes les universités françaises, et que celles-ci ne soient plus occultées ou écrasées par la francophonie.

M. Dany LAFERRIERE, grand ami d’Alain MABANCKOU, de l’académie française, romancier a causé du thème : «Haïti : présences africaines, ruptures et mythologies». Haïti est un pays de ruptures (esclavage, catastrophes naturelles, premier pays noir indépendant, 32 dictatures, etc.) mais un espace d’une vitalité culturelle et artistique exceptionnel. Ce pays a donné naissance à de grands auteurs, dont M. Jean PRICE-MARS, dont la littérature a inspiré SENGHOR.

M. Achille M’BEMBE, philosophe, politologue, historien, professeur à University of Wirwatersand, Jonesburg/ Duke Ellington, USA, a présenté une brillante intervention sur le thème «Afropolitanisme et Afrofuturisme». Au-delà de ce néologisme pouvant dérouter, le professeur M’BEMBE dans sa savante démonstration, a délivré un message d’espoir, loin de l’afro-pessimisme.

Nous vivons une période exaltante sur le plan intellectuel, à la fois sombre et pleine d’espérance. La pensée complexe s’effondre avec des conflits sur les identités. Qu’est-ce qui est en jeu pour l’Afrique ?

- rétablir le nom dont l’Afrique était revêtue ; chasser cette entité vaseuse et réhabiliter ce prestigieux nom qu’est l’Afrique ;

- ramener à la vie et à l’espoir, ce qui a été occulté par des messages de négation ;

- valoriser les gisements futurs de l’humanité ;

- contribuer à l’avancement d’un monde habitable ;

Le professeur M’BEMBE invite à une écriture de la transfiguration en évitant le vertigineux et l’éparpillement.

Le désastre des dictatures est une incarnation d’une civilisation africaine avachie.

Les rapports entre l’Europe et l’Afrique ne concernent pas une démarche de revanche, mais de réhabilitation d’un continent noir, dans sa dignité.

Dans les années à venir, si on n’y prend garde, l’Europe sera un continent de vieillards et l’Afrique représentera l’avenir, notamment pour la langue française. Le continent noir doit donc investir dans le capital humain et abolir ses frontières.

L’Afrique doit rester son propre centre.

Alain MABANCKOU, «Pour en finir avec le sanglot africain» a tenté de rectifier le tir et mieux préciser sa pensée. Il ne faudrait pas sangloter sur le passé. Il faut que le Noir s’occupe davantage de son présent afin de l’améliorer et refuser ainsi la capitulation. Les différences ne sont pas des oppositions. Il faut opposer la culture de la courtoisie à la culture de la récrimination.

Paris, le 2 mai 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Alain MABANCKOU triomphe au Collège de France – le colloque du 2 mai 2016, penser et écrire l’Afrique d’aujourd’hui», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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