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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 22:22

Seydou KEITA (Bamako, 1921 – Paris 2001), photographe malien, est exposé au Grand Paris du 31 mars 2016 au 11 juillet 2016. Cette exposition, consacrée à la photographie de Seydou KEITA, au Grand Palais jouxtant les Champs-Elysées, témoigne de la beauté, de la fierté, de la force, de l’élégance, de la prestance et de l’authenticité de sa création artistique. Les visages, attentifs et vivants, interpellent le visiteur qui admire les photos de Seydou. A travers son immense talent, il a réalisé une étonnante galerie, immortalisé une société urbaine malienne qui aspire à la liberté et à la modernité. Au-delà la multitude d’instants saisis, Seydou offre dignité et visibilité du peuple noir, au siècle dernier, en route pour l’indépendance. Grand témoin de son temps, considéré comme le père de la photographie en Afrique, les productions de Seydou KEITA, plus 15 000 clichés entre 1948 et 1963, sont une véritable représentation sociologique d’une Afrique encore préservée du modernisme. «Ces modèles, dont l’élégance autant que l’expression dégagent une intense poésie, posent avec recherche et fierté sous l’objectif de KEITA» souligne Sylvie HUBAC.

Seydou KEITA disparu en 2001, à Paris est un cadavre exquis. En effet, André MANGIN, spécialiste de l’art africain et Jean-Marc PATRAS, galériste parisien, prétendaient être, chacun, l’agent exclusif de Seydou KEITA. Après sept années de conflit judiciaire, le tribunal de grande instance de Paris, dans un jugement du 9 avril 2016, a tranché en faveur d’André MANGIN qui a invoqué un moyen tiré de la période coloniale. En effet, il a prétendu avoir «découvert», en 1991, Seydou KEITA, pourtant né en 1921, grâce à une photographe François HUGUIER qui le connaissait depuis 1950, et l’avoir rendu célèbre dans le monde entier.

En effet, photographe officiel du gouvernement malien à l’indépendance le 22 septembre 1960, Seydou KEITA, retraité depuis 1977, avait rangé ses négatifs. En 1991, Jean PIGOZZI tombe sur des photos anonymes exposées au Center For African Art, à New York qu’il faxe à André MANGIN. Parti aussitôt à Bamako, André MANGIN retrouve et identifie, rapidement, Seydou KEITA. La première exposition personnelle de Seydou KEITA eut lieu en 1994 à Paris à la Fondation Cartier, dans le cadre du mois de la photo. Cette exposition, qui marque le premier séjour de KEITA en France, rencontre un succès médiatique et public inattendu. Elle est suivie de nombreuses autres dans divers musées, fondations et galeries du monde entier. «Vous n’avez pas idée de ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai vu mes négatifs tirés en grand format, propres et parfaits, sans une seule tache. Je savais à ce moment-là que mon travail était vraiment très bon. Dans mes photos. Dans mes photos, les gens ont l’air si vivants, on dirait presqu’ils sont là, debout devant moi», dit Seydou KEITA. Il est aujourd’hui unanimement reconnu comme le père de la photographie africaine et l’un des plus grands photographes du XXème siècle.

C’est la première fois qu’un photographe noir est exposé au Grand Palais. Jusqu’ici les expositions dans cette prestigieuse maison sont marquées par le sceau de l’ethnocentrisme ; c’est-à-dire blanc et blanc. Pourtant, c’est au Grand Palais, en 1906 qu’eut lieu la première «Exposition coloniale de Paris», avec un «Salon colonial des beaux-arts». Cette même année, Georges BRAQUE achetait un masque Tsogho du Gabon, André LHOTE, un masque Wé de Côte-d’Ivoire. DERAIN se porte acquéreur de statuettes africaines. Pablo PICASSO fut influencé, dans sa peinture, par l’art africain. Après le Festival mondial des arts nègres de Dakar, en 1966, et sous l’impulsion d’André MALRAUX, une grande exposition eut lieu au Grand Palais sur le thème «L’Art nègre, sources évolution et expansion». «Les cultures se changent en s’échangeant, et s’échangent en se changeant», souligne Edouard GLISSANT. L’art africain revient à la mode dans les années 90. Ainsi, en 1994, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a organisé à Paris, une exposition des photos de Seydou KEITA. En 2005, le Centre Pompidou consacre une exposition consacrée à quatre-vingt artistes africains, dit «Africa Remix». Pour l’exposition des photos de Seydou KEITA, en cette année 2016, le contexte a changé ; ce n’est pas celui d’une Afrique traditionnelle confrontée à la modernité, mais en plein dans la mondialisation. Cependant, cette exposition de photos est loin d’être décalée. Seydou KEITA est à la fois authentiquement africain et pleinement universel. Seydou n’est ni le chantre d’une vision étriquée de la Négritude, ni le bon sauvage qui cherche à plaire aux Occidentaux. Il est tout simplement un artiste talentueux. «Je dois reconnaître que ma véritable passion pour la photographie est née de ma rencontre avec Seydou KEITA, à Bamako, en 1991», dit André MANGIN, le conseiller scientifique de l’exposition au Grand Palais. Le débat qui pollue la vie française sur l’identité et la déchéance de la nationalité devient, ainsi, complètement anachronique.

Le souffle poétique qui traverse les photos de Seydou KEITA atteste parfaitement bien que le Grand Palais a eu raison de s’ouvrir à cette Afrique de la création. La ville de Paris confirme, décidément, sa place imprenable de capitale culturelle de l’Afrique. Alain MABANCKOU, un franco-congolais, spécialiste de la "littéraire migrante", est titulaire, cette année, de la chaire de création artistique au Collège de France. Ousmane SOW, artiste, sculpteur sénégalais, après sa phénoménale exposition, en 1999, sur le Pont des Arts, à Paris, est membre de l’Académie des Beaux Arts, depuis décembre 2013. Dany LAFERRIERE est membre de l’Académie française depuis 2013. En cette année 2016, la Ville de Paris a donné le nom de Rosa PARKS, une militante noire américaine des droits civiques, à une gare du RER E, dans un quartier du XIXème arrondissement. Un centre d’animation, à la rue Buzenval, à Paris 20ème porte le nom d’un écrivain nigérian, leader de l’ethnie Ogoni, Ken SARO-WIWA, injustement pendu. Après la passerelle, près du Louvre, une Place dans le 17ème arrondissement, où avait résidé le poète Léopold Sédar SENGHOR, porte son nom. Mon ami, Pédro Kouyaté, musicien originaire du Mali et qui réside à Paris 19ème est maintenant connu et reconnu. Romuald FONKUA, un français d'origine camerounaise, est professeur à la Sorbonne.

Seydou KEITA ouvre son studio de photographe portraitiste en 1948. Son oncle, de retour du Sénégal, qui lui a offert, avant-guerre, un appareil Kodak-Brownie, a déclenché sa vocation. Autodidacte, il bénéficie des conseils de son voisin, Mountaga DEMEBELE, photographe et instituteur malien et de la fréquentation du magasin-studio photo, d’un Français, Pierre GARNIER. Situé dans la parcelle familiale où il réalise le plus grand nombre de ses photographies à la lumière naturelle. Proche de la gare de Bamako et de nombreux lieux d’attraction de la ville, il sait bénéficier du flux de voyageurs de l’Afrique de l’Ouest, et séduit, très vite, la jeunesse urbaine qui devient sa principale clientèle.

Seydou KEITA devient, rapidement, célèbre grâce à son sens de la mise en scène, de la pose, et de la qualité de ses tirages. Il réalise l’essentiel de ses portraits en une seule prise, à la chambre 13X18, qu’il développe en contact au même format. «Se faire photographier, était un grand événement, il fallait arriver à donner la meilleure image possible de la personne. Souvent ils prenaient un air sérieux, mais je crois qu’ils étaient aussi intimidés par l’appareil, c’était nouveau», dit Seydou KEITA. Son succès tient également aux nombreux accessoires mis à la disposition de ses clients dans son studio : costumes européens, chapeaux, cravates, montres, bijoux, stylos, Vespa, etc. Ces accessoires contribuent à la projection d’une identité visuelle et sociale, réelle ou idéalisée, émanant d’une société qui aspire à la modernité.

La photographie de Seydou KEITA est en rupture avec la représentation coloniale des Noirs ; Seydou ouvre l’ère d’une photographie africaine qui affirme son identité. En effet, là où les indigènes étaient représentés par les colons comme des échantillons anthropologiques d’une tribu ou d’une population, Seydou KEITA magnifie et met en valeur ses clients qui ne sont pas des sujets, mais des êtres humains à part entière. Ses clients devenant ainsi les modèles actifs de sa démarche artistique. Ce qui fait l’esthétique de la photographie de Seydou c’est qu’il apporte un soin à chaque détail, avec une telle finesse que l’image toute entière nous donne l’impression d’une indéfinissable beauté. «J’ai tellement aimé la photo que j’ai toujours voulu donner la plus belle image de mes clients. Je crois que c’est pour cela que mes photos sont de l’art» dit-il.

Il est rare que l’intégrité esthétique repose sur un désintéressement total. Ce n’est pas l’amour pur de la photo qui a attiré Seydou à ce métier. Il y avait une motivation économique qui s’est transformée ensuite en un intérêt authentique et qui a abouti sur une véritable passion pour l’art de la photographie. En effet, compagnon menuisier travaillant pour son père fabricant de mobilier, Seydou KEITA, autodidacte, a abordé la photographie avec pragmatisme. «A vrai dire, nous travaillons ici pour gagner notre pain quotidien. Quand vous êtes chef de famille, votre responsabilité est de gagner de l’argent pour le ménage», confesse Seydou KEITA.

Seydou KEITA travaille sur commande, en lumière naturelle, en noir et blanc. Excellent portraitiste, il trouve des modèles parmi sa famille, ses amis et les gens de la ville. Il a du vaincre les réticences et les superstitions. En effet, dans un pays musulman, comme le Mali, photographier quelqu’un pourrait être considéré comme lui ravir son «double vital». Il représente aussi le monde de la nuit, les boites de nuit, les rues sombres et l’atmosphère des bars, la jeunesse. «Les jeunes générations, ma principale clientèle, aimaient vraiment mes photos, à cause de leur qualité, de leur netteté, de leur précision. Il y en avait qui disaient, même le poil qui pousse là, on le voit» dit Seydou KEITA. Seydou apprécie la radio, les voitures, la femme africaine respectueuse de la tradition. Il choisit les arrière-plans neutres, des rideaux de couleur sobre qui concentrent l’attention sur le modèle photographié. Seydou KEITA utilise aussi des arrière-plans de tissus à motifs fleur, avec des ornements abstraits. Le grand talent de Seydou KEITA est d’avoir anticipé les désirs de ses clients ; il leur donnait ce qu’ils voulaient. C’est ce qui fera sa réputation. En effet, «les accessoires qu’ils utilisent permettent aux clients de montrer qu’ils sont au fait des dernières tendances de la mode, d’étaler les richesses qu’ils n’ont toujours pas, et parfois de prétendre être ce qu’ils ne sont pas», dit Dan LEERS. Les accessoires créent une image que les clients veulent cultiver, mais ne possèdent pas nécessairement.

Le portraitiste, dont la maîtrise de la mise en scène et du cadrage est saluée par tous, fait preuve d’un grand sens esthétique. Quand un sujet pose pour un portrait, Seydou cherche généralement à donner la meilleure image de lui-même. «La technique de la photo est simple, mais ce qui faisait la différence, c’est que je savais pour chacun la bonne position, je ne me trompais jamais», affirme Seydou KEITA. Traditionnellement, cela signifie qu’il revêt ses plus beaux habits, qu’il se pare d’accessoires choisis et qu’il adopte une pose flatteuse dans un décor qui le met en valeur. Il intègre des objets dans l’image : sac à main, poste de radio, voiture, bicyclette, téléphone, Vespa, etc. qui représentent, à l’époque, des désirs de liberté et de modernité. Il possédait en plus, tout un arsenal d’objets, comme les costumes, chapeaux, pochettes, montres, stylos, que les clients pouvaient choisir la plus belle pose. «La technique de la photo est simple, mais ce qui faisait la différence, c’est que je savais trouver la bonne position, je ne me trompais jamais. Le visage à peine tourné, le regard vraiment important, l’emplacement des mains, etc. J’étais capable d’embellir quelqu’un. A la fin, la photo était très belle. C’est à cause de ça que je dis que c’est de l’Art» dit Seydou KEITA. En effet, les images que choisit Seydou sont devenues iconiques, sa mission est de les embellir et qu’ils soient satisfaits. «Leur habillement, leurs parures et surtout les positions leur donnent fière allure, inspire de la dignité, affirment leur personnalité avec un parfait naturel. Ils se découvrent élégants. Tout est à leur avantage. Une sorte de magie a opéré», dit André MANGIN. Sans excentricité, tout est fait pour mettre en valeur le sujet, lui conférer une grâce qui touche la poésie. «Le visage à peine tourné, le regard vraiment important, l’emplacement, la position des mains. J’étais capable d’embellir quelqu’un. A la fin, la photo était très belle. C’est pour cela que c’est de l’art», précise Seydou KEITA.

A travers l’objectif du photographe malien, c’est toute l’Afrique qui est à l’honneur à Paris, redevenue capitale du continent noir. Paris renoue ainsi avec la Belle époque, quand le jazz et Joséphine BAKER animaient la ville. Des faits culturels majeurs se sont tenus à Paris, comme le mouvement de la Négritude dans les années 30, la création de la revue Présence Africaine, en 1947, le premier congrès des artistes et écrivains noirs à la Sorbonne en 1956. Et maintenant, en 2016, Alain MABANCKOU a allumé le feu de la connaissance et de la passion au Collège de France.

Que l’aventure continue, dans ce bon sens !

Le Grand Palais, du 31 mars au 11 juillet 2016. Ouverture de 10h à 20h les lundis, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Nocturne de 10 h à 22h tous les mercredis. Fermé tous les mardis. Adulte 10 €, tarif réduit 7 €.

Bibliographie sélective

GLASBERG (Isabelle), Seydou Keita, photographies, Bamako, Mali, 1948-1963, Stadtdlangin, 2011, 440 pages ;

MANGIN (André) Seydou Keita, Youssouf Cissé, Zurich, Scalo, 1997, 286 pages ;

Réunion des Musées Nationaux, Grand Palais, Seydou Keita, préface de Sylvie Hubac, Paris, 223 pages ;

LAMUNIERE (Michèle), Photographe malien : Seydou Keita, Google Books, 2010, 24 pages ;

DORING (Julie, Alexandra), Seydou Keita : Making People more Beautiful, University of North Carolina, 1999, 104 pages ;

CISSE (T. Youssouf), Seydou Keita, Paris, Actes Sud, 2014, 114 pages ;

PATRAS (Jean-Marc), Seydou Keita : A Restrospective, Zurich, Scalo Verlag, 2006, 2006 pages ;

The Portrait Photograph : Seydou Keita and Malick Sidibé, Harward University Art Museum, 2001, 116 pages.

Paris, le 2 avril 2016 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

«Paris, capitale culturelle de l’Afrique : Seydou KEITA, photographe malien au Grand Palais», par M. Amadou Bal BA, http://baamadou.over-blog.fr/
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