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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 11:55

Ce samedi 13 juin 2015, avec ma petite Arsinoé nous avons assisté, à l’occasion du centenaire de Joseph ZOBEL (1915-2006), à la projection du film «Rue Case-nègres», réalisé par Euzhan PALCY. La réalisatrice était présente, a échangé avec le public, accepté une séance de dédicace et de photos.

Mme Euzhan PALCY est une martiniquaise qui a passé son enfance dans le village de Gros-Morne. Elle réalise à 17 ans, en 1975, un court métrage «à la messagerie». Sa rencontre avec Claude NADJAR, le producteur du film «Lucien Lacombe», avec l’aide de François TRUFFAUT et d’Aimé CESAIRE, elle réalise en 1983, «Rue Case-nègres », d’après l’œuvre de Joseph ZOBEL. Dans ce film, c’est l’histoire d’une grand-mère qui se tue à la tâche pour que son petit-fils échappe à l’esclavage moderne du travail dans les plantations à sucre, pour réussir dans ses études.

Euzhan PALCY rencontre Robert REDFORD, puis Marlon BRANDO et réalise «une saison blanche et sèche. Euzhan PALCY est réalisatrice de nombreux films à succès, dont «Siméon» en 1982, une mini série télévisée pour FR3, «Les mariés de l’Ile Bourbon», «The Killing Yard», en 2001. Mme PALCY a été décorée, en 1995, par François MITTERRAND, de l’Ordre national du mérite.

Il se trouve que dans la salle de cinéma Georges V, aux Champs-Elysées, il y avait également la fille (Kaigé-Jean Bale Simoës de FONSECA) petite-fille (Emmanuelle Vidal Simoës de FONSECA) de Douta SECK, un immense comédien du Sénégal, notre gloire nationale, dont est particulièrement fier. Les descentes de Douta SECK vivent entre la France et l’Italie, et ont fondé, dans l’Essonne, aux Ulis, «Une maison des Arts Douta SECK».

I – Joseph ZOBEL, un Sénégalais de cœur et d’adoption

J’avais rencontré, le samedi 21 mars 2015, au salon du livre, à Paris, Jenny ZOBEL, la fille de Joseph ZOBEL ; elle vit à Londres. Son père, Joseph ZOBEL est un fidèle ami du Sénégal. Cette année 2015 les Martiniquais célèbrent le centenaire de la naissance de Joseph ZOBEL, écrivain et artiste. Jenny me dédicace son livre consacré à son père «A Amadou BA, ces écrits de mon père qui était aussi un frère du Sénégal». Il faut dire que Joseph ZOBEL est venu, pour la première fois, au Sénégal, en 1957. Il est recruté par Amadou Maktar M’BOW, ministre de l’éducation, pour diriger un collège à Ziguinchor, en Casamance, dans le sud du Sénégal. Le collège n’étant pas terminé, Joseph ZOBEL rejoindra, en 1958, Dakar pour occuper les fonctions de surveillant général du Lycée Van Vollenhowen.

En 1961, Joseph ZOBEL est chargé de réorganiser l’école des Arts de Dakar. Il obtient son détachement à la radio du Sénégal, pour former le service culturel et ne quitte le Sénégal qu’en 1974. Jenny exhume un écrit de Joseph ZOBEL, datant de 1958, datant de 1958 sur le «Sabar», danse au tam-tam : «Elles arrivaient par groupes, dans leurs boubous légers comme des tissus de brume et de lumière». Joseph ZOBEL décrit encore un peu plus l’atmosphère du sabar «Toute une foule debout formait autour d’eux une clôture bourdonnante de gaité admirative. D’autres arrivaient encore lorsque les tam-tams commençaient à battre. Six tam-tams que portaient en bandoulière de jeunes batteurs au torse nu. Devant eux, à l’intérieur du cercle, un tam-tam plus gros, posé par terre, qui, sous les doigts d’un batteur plus âgé, parlait d’une voix grave, alors que les six autres, frappés avec le plat d’une main et une baguette, alternativement, sonnaient plus clair».

Joseph ZOBEL est né à Petit Bourg, en Martinique, le 26 avril 1915. Issu d’une famille très modeste (une mère employée de maison et un père cocher de l’administration), il est élevé par sa grand-mère, Marie ROCHER, dite «Manman Marie», ou «Man Time», dans le film «La Rue case-nègres», ouvrière dans les plantations à sucre. Le roman «La Rue Case-nègres », écrit en 1950, est tiré de ces souvenirs d’enfance.

Brillant élève, ne pouvant pas avoir une bourse, pour poursuivre ses études en France, après le baccalauréat, il accepte, en 1937, un emploi de secrétaire comptable qui le conduit, successivement, au Saint-Esprit et au Diamant, où il découvre la vie des pêcheurs, différente du monde agricole. Il écrira, en 1942, son premier roman, «Diab’la» qui est l’histoire d’un paysan qui voulait s’émanciper en vivant dans une communauté de pêcheurs.

En 1946, Joseph ZOBEL quitte la Martinique, pour suivre, à Paris, des cours à la Sorbonne, d’ethnologie et d’art dramatique. Il s’installe à Fontainebleau avec sa famille.

En 1953, il publie son roman, «La Fête à Paris».

Joseph ZOBEL est un amoureux de la France. Il achète, en 1955, à Générargues, petit village du Gard, non loin d’Anduze, dans les Cévennes, une petite maison. Celle-ci lui servira de maison de vacances, jusqu’à sa retraite où il s’y installera, définitivement. Il est mort le 17 juin 2006, à Alès, dans le Gard, en France.

II – Douta SECK (1919-1991), une gloire nationale du Sénégal

Douta SECK est l’un des acteurs du film «Rue Case-nègres», en 1983.

Abdoulaye Douta SECK est né le 4 août 1919 à Saint-Louis du Sénégal d'un père Instituteur, puis, Directeur de l'école de Saint-Louis, Ibrahima Douta SECK. Il fut un grand combattant et défenseur de la France durant les longues années de guerre. La mère de Douta s'appelait Virginie Seck et descendait d'une longue et noble dynastie d'origine Peulhs.

Douta Seck devient lui aussi, Instituteur à Ziguinchor puis, se rend à Dakar entre 1938 et 1946.

En 1946, il obtient une Bourse d'étude de la Municipalité de Dakar pour continuer ses études d'architecture, aux Beaux Arts de Paris.

Douta Seck vient poursuivre ses Études d'architecture à Paris entre 1947 et 1954.

En 1949, il décroche le rôle du sorcier dans la pièce : "L'empereur Jones", mis en scène par Sylvain D'homme (Maison de la Pensée Française - Paris).


A partir de 1952, les virus de l'Art Lyrique et de l'Art Dramatique l'ont emporté sur celui de l'architecture.

Douta SECK devient l'interprète, et le compagnon de vie, de Marie-Louise Vidal de Fonseca, dans ses oeuvres et Productions Radiophoniques et Télévisées. Il fait de nombreux concerts chantant les negro-spirituals écrits par l'auteur dont: "Les Piroguiers Noirs". Il incarne ainsi, de nombreux rôles, écrits pour lui par Marie-Louise à la radio et TV (l'O.R.T.F.), durant ces 5 années.


En 1954, Douta SECK continue au théâtre avec le rôle du coolie, dans la pièce de Berthold BRECHT: "L'exception et la règle", mise en scène de Jean-Marie SERREAU, au théâtre de Babylone- Paris. Ses partenaires sont alors: Laurent Terzieff, Albert Médina et Jacques Mauclair.

En 1955, Douta SECK décroche le rôle du gardien de la grotte des bandits, dans le film "Les aventures de Gil Bas de Santillane" (Vascos -Film- Producciones Benito Perojo).

Douta termine ses Études Musicales à l' École Normale Supérieure de Musique de Paris - classe de Marcelle Gérar - section art lyrique.

Douta SECK a été acteur dans de nombreux films ou pièces de théâtres :

- un rôle de sorcier dans «Tamango» de John Berry (1957)

- un rôle de papa noir les tripes au soleil (1958), de Claude-Bernard Aubert

- Liberté d’Yves Ciampi, d’après l’œuvre de Léopold Sédar SENGHOR

- acteur dans «la tragédie du Roi Christophe», une pièce de théâtre mise en scène par JM Serreau, et d’après Aimé Césaire.

- acteur dans «une saison au Congo», une pièce de théâtre d’après Aimé Césaire

- le film « le soleil noir » sur la vie de Patrice Lumumba, réalisé par Alexef Spechniev

- Xala, un film de Sembène Ousmane,

Il a joué dans les films, «Rue case-nègres», en 1983, Amok, l’aventure ambiguë.

Douta SECK disparaît le 5 Novembre, Douta SECK, des suites d’une longue maladie.

Paris, le 13 juin 2015, par M. Amadou Bal BA - Baamadou.over-blog.fr.

Rencontre avec Euzhan PALCY, réalisatrice du film «Rue case-nègres», d’après l’œuvre de Joseph ZOBEL, par M. Amadou Bal BA - Baamadou.over-blog.fr ;
Rencontre avec Euzhan PALCY, réalisatrice du film «Rue case-nègres», d’après l’œuvre de Joseph ZOBEL, par M. Amadou Bal BA - Baamadou.over-blog.fr ;
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