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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 13:22

Ousmane SOW, artiste sénégalais, est mort le jeudi 1er décembre 2016, à Dakar, d’Ousmane SOW, artiste sénégalais. «Ousmane Sow, célèbre sculpteur sénégalais est le premier Noir à devenir membre de l’Académie des Beaux-Arts de Paris. Ousmane SOW c’est ce plasticien aux «doigts de sorcier» qui, de Dakar à Paris, a gravé son nom dans la glaise», souligne Charlotte BOITIAUX de France 24, édition du 12 décembre 2013. L'Institut de France a vu le jour en 1795. Il regroupe des musées,  des monuments historiques et surtout cinq prestigieuses Académies : l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques. Ousmane SOW s’est s’installé dans le siège occupé jusqu’en 2009 par le peintre américain Andrew Wyeth. Le pommeau de son épée d’académicien qu’il a sculpté lui-même représentera  «un Nouba qui plonge dans l’inconnu». Pourtant il y sera bien entouré. Parmi les membres de l'Académie figurent entre-autres Jeanne Moreau, Yann Arthus-BERTRAND, Pierre CARDIN ou encore Roman POLANSKI.  Ousmane SOW s’inscrit dans les pas d’un autre Sénégalais, Léopold Sédar SENGHOR.

Ousmane SOW naît à Dakar le 10 octobre 1935. A 22 ans, il s'installe à Paris, où faute de moyens, il renonce à entrer à l'école des Beaux Arts. Il devient kinésithérapeute. Lorsqu'en 1960, le Sénégal obtient son indépendance, Ousmane SOW choisit la nationalité sénégalaise et s'y installe. 5 ans plus tard, il crée le service de kinésithérapie de l'hôpital Le Dantec de Dakar. Il rencontrera Béatrice SOULE qui sera la compagne de sa vie. Béatrice écrit, en 2009, un ouvrage «Même Ousmane SOW a été petit». Tissé d'anecdotes drôles, insolites, émouvantes et parfois dramatiques, ce livre retrace la vie du sculpteur Ousmane SOW, de son enfance à sa dernière création, en passant par le Pont des Arts où son exposition attira plus de trois millions de visiteurs. Les grands hommes d’Ousmane SOW s’appellent Victor HUGO, Nelson MANDELA, le Général de GAULLE, GANDHI, Martin Luther KING, Mohamed ALI et Moctar SOW, son père. Son héros. Ousmane SOW est devenu artiste hors du commun grâce à la confiance d'un père qui n'a jamais cessé de le fasciner. Il décide d’entreprendre une nouvelle série de sculptures représentant ceux qui l’ont aidé à ne jamais désespérer du genre humain. La série s’intitulera Merci. Pendant toutes ces années de kiné, Ousmane SOW n'abandonne pas sa passion, la sculpture, qu'il développe le soir dans son atelier. Il invente une matière unique, faite de sable, de paille et de jute, au total 20 produits qui macèrent pendant 4 ans. Il garde jalousement la recette de cette mixture avec laquelle il développe des sculptures uniques. Sa connaissance du moindre muscle, de la moindre articulation du corps humains feront aussi sa singularité. A l'âge de 50 ans, il décide de se consacrer uniquement à son art et créé, notamment :

  • La série Nouba réalisée entre 1984 et 1987, comprend douze sculptures ou groupes de sculptures et représente des guerriers et lutteurs Noubas (ethnie du sud du Soudan) ;

  • La série Masai réalisée entre 1988 et 1989 est constituée de six pièces, dont quelques-unes sont formées de deux sculptures, représentant deux femmes, quatre hommes, un enfant et deux buffles, de l’ethnie Masaï vivant au Kenya et en Tanzanie ;

  • Les pièces isolées : Gavroche (une pièce représentant un garçon et un homme), Mariane et les Révolutionnaires (trois pièces représentant une femme et deux hommes) et Toussaint Louverture et la Vieille Esclave (deux pièces figurant un homme et une femme) toutes réalisées en 1989 pour le Bicentenaire de la révolution française sur commande du Président français François Mitterrand ;

  •  série Zoulou réalisée entre 1990 et 1991 et composée de sept personnages constituant la scène de Chaka fondateur de la nation Zoulou (pour la première fois avec cette œuvre apparaît la sculpture narrative) ;

  • La série Peuls réalisée entre 1993 et 1994, comprend cinq sculptures représentant des scènes familiales, quotidiennes et rituelles ;

  • La série Little Big Horn réalisée entre 1994 et 1999, comprend vingt trois personnages et huit chevaux, représentant des scènes de bataille ; la sculpture devient résolument narrative ;

  • Les bronzes tirés de ses originaux, réalisés entre 2001 et 2004: La Danseuse aux cheveux courts (série Noubas), le Lutteur debout (série Noubas), La Mère et l’Enfant (série Masaï), Le Lanceur (série Zoulou), et Sitting Bull en prière (Série Little Big Horn) ;

  • En 2001 et 2002, il réalise pour le Comité International Olympique. Le Coureur sur la ligne de départ et à la demande de Médecins du Monde une statue de Victor Hugo pour la «Journée du refus de l’exclusion et de la misère» (installée à Besançon place des Droits de l’Homme) ;

  • En 2008, sur commande de la ville de Genève, Ousmane SOW a réalisé une statue de bronze représentant un homme assis en train de lire en hommage aux immigrés sans-papiers, le personnage tourne le dos aux banques ;

  • En 2013 "L'Homme et l'Enfant", sculpture pour le nouveau monument aux morts de Besançon, inauguré le 1er juin 2013 ;

  • En 2015, une sculpture de Toussaint Louverture suite à une commande de la ville de la Rochelle, inauguration le 20 mai 2015.

1 – L’exposition sur le Pont des Arts, à Paris, en 1999

sur Little Big Horn, ou la force des faibles.

C'est étonnant que cela soit Jean TIBERI, en 1999, à travers l’exposition sur le Pont des Arts, qui ait fait connaître au grand public, à Paris, Ousmane SOW. Aux obsèques de Senghor, académicien, Lionel JOSPIN avait brillé par son absence. Cet hommage à Ousmane SOW est finalement, un acte de contrition, peut-être. La bataille de «Little Big Horn», est une éclatante victoire sur le général Custer. Ousmane SOW fait l'apogée des fragiles contre les puissants, de David contre Goliath. «Ceux qui se soumettent sans rien tenter ne m'intéressent pas : j'aime souligner que les petits ont une chance contre l'asservissement», confirme-t-il. On assiste à la création de tous les personnages sortis de la glaise et des bandelettes, de cette alchimie sculpturale dont Ousmane SOW garde le secret. Restent la force visionnaire d’un travail inspiré et le corps d’un sculpteur domptant et séduisant la matière. Un pari osé, car il est à l'époque encore assez méconnu. Le succès est tel que certains se demandent si le pont va tenir. Près de 3 millions de personnes iront voir ces sculptures qui mettent en scène la célèbre bataille du peuple Cheyenne contre la cavalerie. Cette exposition lui offrira la reconnaissance populaire et la notoriété. «Le pont des Arts est un événement qui est resté dans les mémoires, dans tous les pays : les gens m'en parlent comme si c'était hier, en se trompant de dates ou de pont de Paris, mais ils ont encore les yeux qui brillent», se félicite Ousmane SOW.

Dans son œuvre, Ousmane SOW fait l'apologie des fragiles contre les puissants. Ils redonnent de la grandeur à ses personnages à travers ses sculptures monumentales, avec toutefois une nuance : «Ceux qui se soumettent dans rien tenter ne m'intéressent pas : j'aime souligner que les petits ont une chance contre l'asservissement». Il deviendra le sculpteur des ethnies africaines. Sa première exposition «Les Noubas», rend hommage à cette ethnie du Soudan du Sud. Il la présentera à la Dokumenta de Cassel en 1992. C'est alors qu'il se fait remarquer par les amateurs d'Art. Puis il travaillera sur les Zoulous, les Massaï et les Peuls avant de s'attaquer aux grands Hommes, comme Nelson MANDELA, dans une série de bronzes, sobrement intitulée «Merci».

II – La consécration d’Ousmane SOW par l’entrée à l’Académie des Arts

L'entrée d'Ousmane SOW à l'Académie des beaux-arts va réunir une foule plus bigarrée qu'à l'ordinaire, des chanteurs France Gall ou Youssou N'Dour à l'écrivain Jean Christophe RUFIN jusqu'au couturier d'origine tunisienne Azzedine Alaïa, qui lui a offert son habit de cérémonie. C'est l'ancien président du Sénégal Abdou DIOUF, alors secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui remettra l'épée au nouvel académicien. Ousmane SOW en a dessiné lui-même le pommeau, avec un homme Nouba en plein vol plané. «Je l'appelle le saut dans l'inconnu», explique le géant à la barbiche blanche, «car je ne regrette pas de m'être lancé dans l'art à 50 ans passés», avec de premières grandes sculptures représentant des lutteurs Nouba du Sud-Soudan, inspirées par le travail photographique de la cinéaste Leni RIEFENSTHAL.

Solennel, presque mal à l’aise quand il se lève pour prendre la parole, le sculpteur Ousmane SOW déclame, tête baissée, un long discours de remerciements. Nous sommes le mercredi 11 décembre, il est 15 heures, le célèbre plasticien sénégalais devient le premier Noir à occuper un fauteuil de l’Académie des Beaux-Arts, à Paris. Sous la coupole de l’Institut de France, Ousmane SOW, qui sera désormais membre associé étranger, a du mal à cacher son émotion. Il salue sobrement la "sagesse" de ses confrères, le talent d’un autre Sénégalais, l’écrivain Léopold Sédar SENGHOR, et la mémoire du premier président noir sud-africain, Nelson Mandela. «Mandela occupera une place extraordinaire dans l'histoire de l'humanité, comme Gandhi ou Jésus : il est arrivé à réconcilier un peuple ; je ne dis pas qu'il n'y a plus de racisme en Afrique du Sud mais il en a fait une société apaisée», explique Ousmane SOW dont la statue du dirigeant sud-africain, sculptée en 2009, se trouve au siège de la Compagnie française d'Afrique occidentale à Sèvres (Hauts-de-Seine).

«Rien de ce qui m’arrive cet après-midi ne m’est habituel […] Comme mon confrère et compatriote sénégalais Léopold Sédar Senghor, élu à l’Académie française, il y a trente ans [le 2 juin 1983], je suis africaniste. Dans cet esprit, je dédie cette cérémonie à l’Afrique toute entière, à sa diaspora et aussi au grand homme qui vient de nous quitter, Nelson Mandela», a-t-il déclaré. «Mon élection a d'autant plus de valeur à mes yeux que vous avez toujours eu la sagesse de ne pas instaurer de quota racial, ethnique ou religieux pour être admis parmi vous», a ajouté le sculpteur africain, soucieux d’être reconnu pour les corps qu’il sculpte et non pour la couleur du sien.

Ousmane Sow, qui a été élu, le 11 décembre 2013, à l'unanimité, occupera désormais le fauteuil du peintre américain Andrew Wyeth – qu’il a reconnu mal connaître. Il sera assis devant Jean CARDOT, un autre sculpteur de renom qui, aussi ému que le nouvel occupant des lieux, n’a pas tari d’éloge sur son voisin. «Vous êtes l'exemple même de la richesse et de la merveilleuse diversité de l'expression artistique», a-t-il déclaré lors du discours d'intronisation. «Quelle audace ! Quel succès ! Oui vraiment, de l’audace, vous n’en manquez pas».

3 - Ousmane SOW, un artiste de renommée mondiale

Le succès est au rendez-vous. Son art dépasse les frontières. Ousmane SOW devient l’un des créateurs contemporains les plus doués de sa génération. Il expose aux États-Unis, au Whitney Museum. "Ousmane Sow ne cisèle pas seulement la complexité des êtres et des choses, des instants et des événements, des émotions et des sentiments, il sait extraire l’énergie vivifiante de la terre pour créer l’Homme à l’image de l’Homme, il arrive à extirper de l’inerte la mémoire essentielle du vivant, sait l’emprisonner pour mieux la libérer, la contraindre pour mieux la magnifier", écrit à son propos l’écrivain John Marcus.

C’est en 1999 qu’il connaît la consécration, quand il expose ses sculptures sur le Pont des Arts, au-dessus de la Seine. Plus de trois millions de visiteurs viendront admirer ses "guerriers" et "lutteurs", massifs, magistraux. La même année, son oeuvre consacrée à la bataille de Little Big Horn - ultime victoire du peuple sioux sur le général Custer avant l’extermination – fait l’unanimité. Pas moins de trente-cinq sculptures, hommes et chevaux font partie de cette œuvre unique.

Ousmane SOW a travaillé sur les personnalités qui ont marqué sa vie, une série de sculptures intitulée «Merci» parmi lesquelles on retrouve Victor HUGO, Toussaint LOUVERTURE, Martin Luther KING ou encore son propre père. «Victor Hugo fait partie, au même titre que GANDHI ou MANDELA, d'un collège d'hommes que j'admire et qui me font encore croire en l'humanité. C'est parce qu'il savait ce qu'était la misère qu'il a su parler aussi fortement des misérables», dit le sculpteur dans Jeune Afrique du 19 mai 2003.  Ousmane SOW s’intéresse «à ceux qui ont aidé à ne pas désespérer du genre humain».

Le mercredi 11 décembre 2013, c’est lui, l’homme «aux doigts de sorcier" comme le surnomme John MARCUS, que le monde de l’art a voulu remercier. «Cher Ousmane Sow, conclut ainsi Jean Cardot. Vous étiez naguère sur le pont des Arts. Il suffisait de passer le pont ! Et vous voici désormais parmi nous sous la coupole, où nous sommes heureux de vous accueillir».

BIBLIOGRAPHE SELECTIVE :

1 – Ouvrages sur Ousmane SOW

SOW (Ousmane) SOULE (Béatrice) BERTRAND (Jacques), Ousmane Sow, Paris, Actes Sud, 2006, 251 pages ;

MARCUS (John), «Ousmane SOW, le griot de la Glaise», L’Autre éditions, Paris, 2012, 78 pages, Médiapart, édition du 13 décembre 2013, et Le Soleil du 16 août 2012 ;

Ponts des Arts - Paris 1999, hors série, Beaux Arts Magazine ;

Collectif, Ousmane Sow, Actes Sud, 2006, 256 pages ;

Collectif, Ousmane Sow le soleil en face, Le P'tit Jardin, 2001, 160 pages

Hervieu-Wane (Fabrice), «Ousmane Sow. Sculpteur d'histoires», Dakar l'insoumise, Éditions Autrement, Paris, 2008, p. 24-29.

2 – Reportages sur Ousmane SOW

BOITIAUX (Charlotte) reportage de France 24, édition du 12 décembre 2013.

«Victor Hugo, par Ousmane Sow», in Jeune Afrique du 19 mai 2003.

MICHEL (Nicolas), «Ousmane Sow, l'anartiste», Jeune Afrique, no 2525, du 31 mai au 6 juin 2009, pages 86-87 ;

«Ousmane Sow passe le Pont des Arts, l’épée à la main», in Le Monde de la Culture du 10 décembre 2013.

«Ousmane Sow reçu à l’Académie des Arts», Le Figaro du 12 décembre 2013 ;

Reportage d’Arte du 12 décembre 2013 ;

PIQUEMAL (Michel), «Interview de l’auteur et de l’illustrateur», Le Point du 10 décembre 2013 ;

SOULE (Béatrice), Même Ousmane Sow a été petit avec des dessins originaux de Christophe Humbert, Le P'tit jardin, Paris, 2009, 164 pages.

Paris, le 24 mai 2015, par Amadou Bal BA- http://baamadou.over-blog.fr/,

Ousmane SOW et ses sculptures.
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L'immigré en face de la gare de Genève.
L'immigré en face de la gare de Genève.

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