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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 23:23

Le 10 mai est une date symbolique, à plus d’un titre : abolition de l’esclavage, l’alternance avec la victoire de Blaise DIAGNE et puis celle de François MITTERRAND.

I - Le 10 mai, commémore de l’abolition de l’esclavage

Depuis 2006, la France commémore officiellement le 10 mai la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition. La date du 10 mai correspond à l'adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira indique que la traite négrière transatlantique et l'esclavage sont un «crime contre l’humanité». Le 10 mai renvoie également aux combats du 10 mai 1802 de Louis DELGRES pour l'égalité et contre l'asservissement.

Beaucoup d’associations auraient préféré la date du 23 mai, en référence au 23 mai 1848, premier jour de libération d’esclaves dans les anciennes colonies françaises.

Le 27 avril 1848, le gouvernement provisoire promulgue le décret d’abolition de l’esclavage. Son article premier stipule que «l’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles». Le 8 mai de la même année, le commissaire général Adolphe Ambroise Alexandre Gatine, membre de la Commission d’abolition de l’esclavage présidée par Schoelcher, monte à bord de la frégate «le Chaptal» avec le décret d’abolition.

La traite négrière commencée au 15ème siècle, a concerné 12 millions d'Africains avec son lot de morts, de souffrance et de servitude supposées être infinies.

La commémoration de l’abolition de l’esclavage n’est pas inspirée d’un esprit de revanche, mais c’est la capacité du monde noir à pardonner, pour un mieux vivre ensemble. «C’est pour le monde, une profonde leçon que la capacité des peuples noirs de pardonner, capacité qui, je le pense souvent, tient pour une grande part, aux préceptes éthiques issus de leur vision du monde et leurs religions authentiques», dit Wole SOYINKA, prix Nobel de littérature. Mais ce pardon «ne signifie pas une aptitude infinie ou naïve des peuples noirs à la patience», s’empresse t-il de préciser. Ce que nous réclamons c’est le respect mutuel et la dignité de tous. "Ce qui a été instauré par l'illusion suprématiste peut être aboli par la vérité de l'égalité", disait Martin Luther KING.

La France a engagé une réparation de ce grave préjudice subi par le peuple noir à travers le devoir de mémoire (un grand musée à Pointe à Pitre, un autre à construire dans l'hexagone, l'enseignement dans les écoles), ainsi que la réparation financière, notamment à Haïti. Il reste le problème grave des terres spoliées.

Pour le continent africain, face à ces bateaux de désespoir de migrants faisant suite à plusieurs siècles d'esclavage et de colonisation, la réparation pourrait se faire dans le cadre d'un véritable plan Marshall, de l'effacement de la dette, mais aussi et surtout, la promotion de la démocratie, gage de bonne gouvernance.

II – Le 10 mai 1914 est la date de la victoire de Blaise DIAGNE, premier député africain à l’Assemblée nationale française.

Blaise DIAGNE se présenta aux élections générales législatives de 1914 et fut élu le 10 mai 1914 au second tour de scrutin, par 2424 voix contre 2 249 à Henri HEIMBURGER, candidat de la famille de Justin Devès, milieu d’affaires bordelais, sur 5231 votants. François CARPOT, député sortant, est venu en troisième position, n’avait obtenu que 472 voix.

Le premier député noir à siéger dans une assemblée française fut Jean-Baptiste BELLEY, esclave affranchi grâce à ses services dans l’Armée pendant la Guerre d’Indépendance américaine ; il fut élu représentant Saint-Domingue, le 24 septembre 1793, sous le Directoire. En 1914, Blaise DIAGNE est élu en même temps qu’un martiniquais, Henri LEMERY (1874-1972) qui a été député de 1914 à 1919, puis sénateur de 1920 à 1940, et nommé Sous-secrétaire d’Etat à plusieurs postes ministériels par Georges CLEMENCEAU entre 1917 et 1920.

Par conséquent, Blaise DIAGNE est bien le premier député africain noir à être élu à l’Assemblée Nationale française. Cette victoire aux élections de 1914 est hautement symbolique en ce sens que jusqu’ici la vie politique au Sénégal était tenue par les ressortissants blancs et métis des quatre communes (Dakar, Gorée, Rufisque et Saint – Louis) qui ont droit à un député. Celui-ci, de 1848 à 1861 est un métis ; de 1871 à 1914, le siège de député est occupé successivement par quatre Blancs et un Métis.

Le caractère symbolique de cette victoire tient au fait qu’au départ, Blaise DIAGNE, un Noir, inconnu du grand public a pu, en pleine période coloniale, vaincre les candidats appuyés par l’administration coloniale et les commerçants bordelais.

Ce coup de tonnerre, «cette révolution», au début du siècle dernier, en référence à une expression du professeur Iba Der THIAM, marquait le début du réveil des peuples colonisés en vue de leur émancipation et pour l’indépendance.

Un siècle après, un curieux destin de l’Histoire a voulu que Mme George PAU-LANGEVIN occupe maintenant les fonctions de Ministre des Outre-mer.

III – Le 10 mai 1981, la victoire de François MITTERRAND aux élections présidentielles

Le 10 mai 1981 marque une autre date symbolique : l’alternance à gauche avec la victoire de François MITTERRAND.

Le 10 mai 1981, dès qu’ELKABBACH, avec une mine renfrognée et défaite, annonce la victoire de François MITTERRAND à la télévision, on avons tous exulté : «on a gagné !». Je suis allé, avec mes amis, à la place de la Bastille. Pour la première fois, depuis l’avènement de la 5ème République, on assistait à l’alternance. Communistes tant redoutés en plein guerre froide, allaient gouverner avec les Socialistes. Première élément de rupture, à la Place de la Bastille ce soir du 10 mai, un député communiste de l’Essonne, Pierre JUQUIN, monte à la tribune, ivre de joie et fait l’éloge de MITTERRAND. C'est une violente tornade, vers 3 h 30 qui nous a chassés de la Place de la Bastille. Pendant la marche vers mon domicile à la rue des Boulangers, à quelques 20 minutes de la Place de la Bastille, j'ai savouré, sans limites, cet instant magique de bonheur. Parfois, certains moments fugaces, mais intenses, sont logés dans votre mémoire et résument toute une situation.

Dès le lendemain, un camion débarque des caisses de champagne au métro Luxembourg. Les passants et les touristes qui n’y comprenaient rien, s’en donnent à cœur joie. Au restaurant universitaire à Mazet, près des Mouffetard, avec les jeunesses socialistes, on perturbe le repas de midi, en entonnant encore : «on a gagné».

Ce 21 mai 1981, j’arrive très tôt à la rue Soufflot, dans le 5ème arrondissement, où se trouve le Panthéon, pour pouvoir apercevoir François MITTERRAND; Le nouveau président venait déposer une rose et se recueillir sur les tombes de Jean Jaurès, du résistant Jean Moulin et de Victor Schoelcher qui a participé à l'abolition de l'esclavage en France. L’affluence de la foule et la dureté du service d’ordre sont tels que je suis rejeté loin de l’itinéraire de François MITTERRAND. Je suis même tombé, sans être piétiné par cette foule délirante. Mais j’ai pu entendre l’orchestre de Paris, entonner l'Hymne à la joie. C’est grâce à la caméra de mon ami, Serge Moati, que j’ai pu apprécier, par la suite, à la TV, cette cérémonie magique. J’étais là pour participer à cette immense joie que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Traditionnellement, les Parisiens sont méfiants, distants et peu exubérants. Et les voila qui se lâchent, vous saluent, et même vous embrassent. Moi aussi, j’en ai profité pour embrasser quelques unes. Cette liesse et ambiance fraternelles, je les ai ressenties, par la suite, lors du Bicentenaire de la Révolution en 1989. Et de nouveau, avec les jeunes socialistes on s’est lâché : «on a gagné».

34 années après, je me pose encore cette question : Mais, au fait, en temps que citoyen français d’origine sénégalaise, qu’avons-nous exactement gagné ?

Au cœur de la campagne électorale de François MITTERRAND, il y avait l’espoir de «changer la vie».

Nous avons gagné la liberté. Les générations actuelles issues de l’immigration n’imagent pas combien la Droite, et son représentant de l’époque, M. GISCARD-D’ESTAING, ont été durs avec nous. La loi sécurité et liberté permettait des contrôles au faciès et à moindre incartade, vous êtes humilié, menotté et mis dans "le panier à salade". Ainsi, un matin, habitant à l’époque à la rue des Boulangers, dans le 5ème arrondissement, et me rendant, en courant à ma faculté à la Place du Panthéon, j’étais en retard. La police m’interpelle : «Pourquoi tu cours ? Tu as ta carte de séjour ?». Oui, pour eux un Noir qui court ce n’est être qu’un voleur et un clandestin. Je réponds à l’agent que j’en ai pas. Menotté et jeté dans la camionnette, je me retrouve au commissariat, tout près du Boulevard Saint-Germain. L’officier de police de garde me toise : «alors tu n’as pas de séjour, tu vas rentrer dans ton pays». Je lui réponds que, citoyen français, mon pays n’est pas loin, je n’ai donc pas de carte de séjour. J’étais quand même en retard à mon cours à la faculté de droit. Moi, le paresseux, il fallait remonter la Montagne Sainte-Geneviève. Quant aux étudiants étrangers, les retraits de carte de séjour arbitraires étaient fréquents. On a fondé une association de défense des étudiants étrangers, INTERCAPA. J’ai prié, à Sainte-Geneviève, patronne de Paris, que ces vexations puissent cesser, un jour. Avec la victoire de la Gauche, MITTERRAND a abrogé la loi sécurité et liberté, et régularisé tous les étrangers qui avaient un contrat de travail.

Ce qu’on a tous gagné, c’est l’introduction dans la société de valeur humanistes et d’équité, porteuses de rénovation de la société. En termes de liberté, on avait à l’époque que des radios et télévisions d’Etat. Comme le disait Georges POMPIDOU, très conservateur, «l’ORTF c’est la voix de la France». MITTERRAND a libéré les ondes. Les radios et télévisions privées qui foisonnent, actuellement, c’est l’héritage de 1981. L’homosexualité était un délit. Comme si l’Amour pouvait représenter un grave danger pour l’ordre public.

La peine de mort a été abolie. J’ai pu approcher, de très près Robert BADINTER, lors du centenaire du Parti socialiste à la Très Grande Bibliothèque de François MITTERRAND. Je lui ai serré la main. Je lui ai dit simplement «merci». Jean AUROUX que j’ai rencontré au congrès du Comité National d’Action sociale, à Toulouse, nous a expliqué, qu’avant 1981, la citoyenneté s’arrêtait à la porte de l’entreprise. MITTERRAND a restitué aux travailleurs leur dignité et leurs droits légitimes. Anicet le PORS, un excellent ministre communiste, nous a brillamment exposé en 2003, lors du trentenaire de la loi de 1983 sur le statut de la fonction publique, en quoi la Gauche, contrairement à une idée reçue, a remis à l’honneur le service public. La Droite n’a pas osé abroger les 35 heures qui sont devenues un acquis majeur de notre temps. La Fête de la Musique a été institutionnalisée en Europe. La Gauche c'est avant tout un projet culturel.

Avec François MITTERRAND nous avons gagné l’idée que la Gauche est aussi légitime que la Droite à gouverner la France. Pendant longtemps, la Droite, se fondant sur les expériences du passé, brossait un procès en incompétence de la Gauche. Après deux échecs de MITTERRAND à la présidentielle (1965 et 1974), certains conservateurs croyaient que la Droite serait encore installée au pouvoir pour 150 ans. A la veille du 1er tour des présidentielles de 1981, le FIGARO, titrait que si la Gauche gagnait, les chars russes allaient défiler sur les Champs-Elysées. Avec le programme de nationalisations, les maisons durement, acquises, allaient être confisquées. Les 4 Ministres communistes se sont révélés très compétents. Le peuple français n'a pas tremblé. Il est entré dans l'espérance et dans l'espoir de changer la vie.

Comme «Tonton», je crois aux forces de l’esprit. C’est plein de reconnaissance et de gratitude, que je remercie François MITTERRAND de tous ces bienfaits, dont la liste est loin d’être exhaustive. Je prie pour le repos de son âme et que cet esprit de tolérance, de justice, d’égalité et de fraternité, de mai 1981, puisse encore durer des siècles et des siècles.

Au pouvoir la Gauche a souvent oscillé entre «l’ambition et le remords», en référence à un remarquable ouvrage d’Alain BERGOUNIOUX et Gérard GRUNBERG. En dépit de ces belles conquêtes qui ont changé notre vie, il y a eu des rendez-vous manqués. Dès 1983, la rigueur a provoqué de fortes désillusions et l’apparition, durablement, du Front National sur la scène politique. Une forme de «Gauche caviar», déférente aux puissances de l’argent, a conduit à la mort, fort injuste, en 1993, de Pierre BEREGOVOY, dont je salue la mémoire.

Auparavant, au congrès de CRETEIL du 24 janvier 1981, lors de la désignation de François MITTERRAND comme candidat du PS, et avec les jeunesses socialistes, on avait applaudi à tout rompre, à la proposition sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Aujourd’hui, les Bulgares et les Polonais, sans attaches solides avec la France et sans maîtrise de la langue française, ont un droit de vote. Mais nos parents qui résident dans ce pays depuis des générations, continuent d’être victimes d’une Apartheid qui ne dit pas son nom. En 2012, la Gauche avait tous les pouvoirs, y compris au Sénat, mais le droit de vote des étrangers a été remis aux calendes grecques.

En dépit de ces sérieuses réserves, qui appellent des mesures de correction, sans délai, je crois fondamentalement aux valeurs républicaines et socialistes, pour une société plus fraternelle et plus juste. Entre le 21 mai 1981, à l'assaut du Panthéon pour changer la vie, et le 21 avril 2002, où j'entends, depuis lors et sans cesse, les trompettes de la peste brune résonner, je me suis dit où est l'héritage de François MITTERRAND ?

M. Lionel JOSPIN, un remarquable Premier Ministre, a diminué le chômage, équilibré les comptes, et mis en œuvre des réformes de progrès, comme la parité. M. JOSPIN a corrigé les dérives de cette «Gauche caviar». Protestant et rigoriste, M JOSPIN a introduit de grandes valeurs morales dans la politique. Il fait ce qu’il dit. Il dit ce qu’il fait. Comme le dirait Amadou Hampâté BA, "L'homme c'est sa parole. La parole est l'Homme". Je regrette très profondément le coup du sort du 21 avril 2002, et surtout cette fierté mal placée de sortir définitivement du jeu politique.

DSK est un réformiste compétent et brillant universitaire, mais il a choisi de mener une vie de bâtons de chaise. Tant pis pour lui et pour la France.

Un autre François, M. HOLLANDE, est un homme honnête qui a engagé une bataille très difficile, celle de l’équilibre des comptes publics. Mais ces efforts douloureux ne sont pas acceptables que s’ils sont suivis de résultats substantiels et tangibles, en termes d'emploi, de pouvoir d'achat et de bien-être de chacun. Les aides consenties aux entreprises ne sont légitimes qui elles contribuent à créer de la richesse nationale, et surtout de l’emploi. L’aide à la spéculation boursière doit être condamnée, sans réserve.

Jean JAURES avait établi un lien direct entre le Socialisme et la République. Pour lui, le socialisme doit s’inscrire dans la continuité républicaine pour en être l’aboutissement, en créant les conditions d’une réelle démocratie politique, mais aussi d’une démocratie sociale et économique.

La Gauche social-libérale se manifeste dans son action politique par la dissimulation et le mensonge. Ainsi, après la victoire aux présidentielles de 2012, les renoncements, les manquements au respect de la parole donnée constituent, indubitablement, des trahisons de l’héritage de Jean JAURES. Sans doute peu fier de son bilan, c'est en catimini, que François HOLLANDE est venu déposer une gerbe de fleurs, au Café Croissant, à Paris 2ème, lors du centenaire de l'assassinat de Jean JAURES. Pour Michel FOUCAULT dire la vérité, c’est la possibilité de fonder des actions sur la vérité. C’est pourquoi une étude sur la vérité chez Foucault s’analyse selon deux axes fondamentaux, d’une part celui des discours, en tant qu’ils prétendent dévoiler ou renfermer la vérité, et d’autre part celui des actions, en tant que celles-ci se devraient d’être justifiées en vérité. Alors que la vérité est habituellement comprise comme une qualité de ce qui est dit, Foucault introduit donc une perspective radicalement nouvelle : vérité du dire dans son rapport à la vie de celui qui l’énonce.

Cette faillite idéologique a mené à des désastres électoraux successifs de la Gauche et à une montée, sans précédent, du F.N. faisant peser des menaces sur la République. La Gauche a perdu la bataille de l’hégémonie culturelle, en référence à une expression d’un philosophe italien, Antonio GRAMSCI. Les thèmes en vogue (Nation, identité nationale, individualisme), sont fondamentalement contraires aux valeurs républicaines. Je me souviens du discours de François HOLLANDE au congrès du Mans, en novembre 2005, en pleines émeutes à la suite de l’assassinat de deux jeunes en Seine-Saint-Denis. Son discours sur la République nous avait réchauffé le cœur. Devenu président, M. HOLLANDE semble avoir oublié sa promesse pour un droit de vote des étrangers aux élections locales. «Le pouvoir éblouit, le pouvoir pétrifie», disait Michel FOUCAULT.

En dépit de cette bérézina électorale, la ligne sociale-libérale est réaffirmée par le gouvernement. On continue. On fonce dans le mur. La majorité gouvernementale vient de recevoir, pour le congrès de Poitiers de juin 2015, l’appui de Mme Martine AUBRY censée représenter un recours et une caution de gauche au PS. Elle a perdu, fort injustement comme d'autres élus locaux, en raison de cette politique social-libérale, l'emblématique et le symbolique département du Nord pour les socialistes. Ce revirement de Mme AUBRY doit-il nous inciter à désespérer de la politique ? «Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup» disait, fort justement Martine AUBRY, à l’endroit de François HOLLANDE, lors des primaires socialistes.

Pourtant, le P.S. reste un des principaux piliers pour encore sauver la République. Ce parti n’appartient pas à la Nomenclatura, seulement intéressée par le partage du gâteau et les combinaisons politiciennes, mais à ses militants qui doivent se battre pour le sauver de sa mollétisation.

Le Socialisme auquel je crois, c’est celui de la défense des valeurs républicaines d’égalité de justice, de fraternité, de démocratie et de dignité de l’homme. Le progrès économique n’a de sens que si l’humain est placé au cœur du projet de société. «L’Homme est la mesure de toute chose», disait un ancien grec, PROTAGORAS.

Paris le 10 mai 2015 par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Le 10 mai : une date hautement symbolique par M. Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/
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