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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 20:42

«Il faut défendre la République», ce slogan fait écho à un cours de Michel FOUCAULT prononcé au Collège de France du 7 janvier au 16 mars 1976, intitulé «Il faut défendre la société». Il y est question de pouvoir disciplinaire, de discours contre la guerre, de lutte contre le racisme, et de la gouvernementalité. Qualifié, à tort, de philosophe de la marginalité, Michel FOUCAULT était, en fait, un philosophe visionnaire et emblématique du XXème siècle.

«L’inaction des bons n’est pas moins nuisible que l’action des méchants», disait Martin Luther KING. En effet, de lourdes menaces pèsent sur la République, à travers les peurs irrationnelles, la montée de la peste brune, la lepénisation et les impostures d’une partie de la Droite, ainsi que les trahisons de l’héritage de Jean JAURES, d’une partie de la Gauche.

Pourtant, il existe un Bien commun qui transcende tous les clivages politiques : c’est la défense des valeurs républicaines, socle de la démocratie et de la justice.La République est un héritage de la Révolution Française dont sont issus tous les acquis sociaux, qui fondent encore la cohésion de notre société.

Il faut saluer le coup d'éclat des FEMEN lors de la manifestation du 1er mai 2015 du FN, comme étant une prise de conscience des dangers qui menacent la République.

I – Les menaces qui pèsent sur la République

Par une conjonction de différents événements (crise économique, ruralité, immigration), des peurs irrationnelles menacent, gravement, la République.

1 – Un Front National (F.N.), hors de la République

Le FN, dans sa quête effrénée de respectabilité, s’est affublé de tous les symboles de la République : le drapeau, l’hymne national, le concept de Nation et de patriotisme. Plus c’est gros, plus ça passe. En épargnant dans sa croisade raciste, les Juifs, communauté solidement organisée avec une grande capacité d'indignation et de réaction, le F.N. ne s’attaque qu’aux plus faibles : les Arabes et les Noirs, désignés, non plus sous le terme de Français musulmans, mais «d’immigrés». Le F.N. s’est arrogé, en violation flagrante du principe d’égalité, qui est au cœur des valeurs républicaines, «le pouvoir de faire vivre et de laisser mourir», en référence à une expression de Michel FOUCAULT.

Pourtant, les Français s’apercevront, vite que cette escroquerie du F.N., n’est qu’une respectabilité de façade. Les affaires qui éclaboussent ce parti (Compte en Suisse de son Président honoraire, marchés publics attribués à des amis, emplois fictifs, etc.) que le F.N. ne respecte pas les lois de la République. M. Jean-Marie LE PEN se targuait-il pas dire qu’il a «les mains propres, la tête haute». La République ce sont la probité et la transparence, c'est être au service de tous et non de se servir. Ce décalage entre la parole et les actes montre, comme le dirait M. Jean-Christophe CAMBADELIS, que les dirigeants du F.N. ont «les mains sales, la tête basse».

Pour ma part, et en dépit de ses succès électoraux, du sourire rassurant de Mme LE PEN, le F.N. est, indubitablement, hors de la République. En effet, un des principes essentiels de la République, et donc de la démocratie, c’est le principe d’égalité. Il y a de cela 20 ans, le 1er mai 1995, des militants frontistes jetaient à la Seine, un jeune maghrébin, Brahim BOUARRAM. Souvenons-nous qu’Hitler s’est d’abord attaqué aux Juifs, aux homosexuels, aux communistes et aux Tsiganes. Les Allemands avaient applaudi. Mais à la fin de la deuxième guerre mondiale, les Allemands avaient fini par comprendre, que le pire ennemi de son peuple, c’était bien Adolphe HITLER.

Le F.N., parti peu démocratique, est une entreprise familiale dont la dévolution du pouvoir est fondée sur l’héritage ; ce qui est fondamentalement contraire aux valeurs républicaines. Même la Droite bonapartiste et Sarkozyste évolue, sur le chemin tracé par le Parti socialiste, vers une consultation des militants, aux grandes échéances. Le programme de ce parti isolationniste, xénophobe, qui veut cantonner les femmes dans les tâches domestiques et de reproduction de la société, ne pourrait qu’alerter tous les républicains.

Je suis persuadé, à l’instar de ce puissant mouvement du 11 janvier 2015, que la France profonde, même si elle reste pour l’instant léthargique et abstentionniste, se réveillera, en temps utile, pour défendre, fermement, la République.

2 – Les impostures de la Droite

La plus grande imposture, du moment, de M. SARKOZY est de vouloir rebaptiser, le 30 mai 2015, son parti, l’UMP, en «Les Républicains». Pour lui, les Socialistes, sont socialistes avant d’être républicains.

C’est peut-être une tentative, habile, de faire oublier les «casseroles» de l’U.M.P. dont l’image est ternie par cette calamiteuse primaire entre Messieurs COPE et FILLON, et surtout par cette affaire Bygmalion, rebaptisée «Big Millions». Depuis quelques années, l'U.M.P. est abonnée à la rubrique des faits divers, en raison du comportement crapuleux d'une partie de ses dirigeants. Ces délinquants en col blanc, qui aspirent à nouveau à gouverner le pays, représentent une menace grave pour les acquis sociaux.

Pour ceux qui n’ont pas la mémoire qui flanche, se souviennent que la campagne victorieuse de M. SARKOZY en 2007, était fondée sur la ligne raciste de M Patrick BUISSON. Cette lepénisation de la Droite l’avait conduite à vouloir imposer les thèmes contraires aux valeurs républicaines d'égalité comme l’identité nationale et les discours de Grenoble et de Dakar.

La stratégie de M. SARKOZY du «Ni Ni», au deuxième tour d’une élection opposant un candidat du F.N. et de la Gauche, est un sabordage du Front républicain.

Cette porosité entre la Droite et le F.N. pourrait mener à une alliance aux régionales de décembre 2015.

3 – Les trahisons de l’héritage de Jean JAURES

Jean JAURES avait établi un lien direct entre le Socialisme et la République. Pour lui, le socialisme doit s’inscrire dans la continuité républicaine pour en être l’aboutissement, en créant les conditions d’une réelle démocratie politique, mais aussi d’une démocratie sociale et économique.

La Gauche sociale-libérale se manifeste dans son action politique par la dissimulation et le mensonge. Ainsi, après la victoire aux présidentielles de 2012, les renoncements, les manquements au respect de la parole donnée constituent, indubitablement, des trahisons de l’héritage de Jean JAURES. Sans doute peu fier de son bilan, c'est en catimini, que François HOLLANDE est venu déposer une gerbe de fleurs, au Café Croissant, à Paris 2ème, lors du centenaire de l'assassinat de Jean JAURES. Pour Michel FOUCAULT dire la vérité, c’est la possibilité de fonder des actions sur la vérité. C’est pourquoi une étude sur la vérité chez Foucault s’analyse selon deux axes fondamentaux, d’une part celui des discours, en tant qu’ils prétendent dévoiler ou renfermer la vérité, et d’autre part celui des actions, en tant que celles-ci se devraient d’être justifiées en vérité. Alors que la vérité est habituellement comprise comme une qualité de ce qui est dit, Foucault introduit donc une perspective radicalement nouvelle : vérité du dire dans son rapport à la vie de celui qui l’énonce.

Cette faillite idéologique a mené à des désastres électoraux successifs de la Gauche et à une montée, sans précédent, du F.N. faisant peser des menaces sur la République. La Gauche a perdu la bataille de l’hégémonie culturelle, en référence à une expression d’un philosophe italien, Antonio GRAMSCI. Les thèmes en vogue (Nation, identité nationale, individualisme), sont fondamentalement contraires aux valeurs républicaines. Je me souviens du discours de François HOLLANDE au congrès du Mans, en novembre 2005, en pleines émeutes à la suite de l’assassinat de deux jeunes en Seine-Saint-Denis. Son discours sur la République nous avait réchauffé le cœur. Devenu président, M. HOLLANDE semble avoir oublié sa promesse pour un droit de vote des étrangers aux élections locales. «Le pouvoir éblouit, le pouvoir pétrifie», disait Michel FOUCAULT.

En dépit de cette bérézina électorale, la ligne sociale-libérale est réaffirmée par le gouvernement. On continue. On fonce dans le mur. La majorité gouvernementale vient de recevoir, pour le congrès de Poitiers de juin 2015, l’appui de Mme Martine AUBRY censée représenter un recours et une caution de gauche au PS. Elle a perdu, fort injustement comme d'autres élus locaux, en raison de cette politique social-libérale, l'emblématique et le symbolique département du Nord pour les socialistes. Ce revirement de Mme AUBRY doit-il nous inciter à désespérer de la politique ? «Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup» disait, fort justement Martine AUBRY, à l’endroit de François HOLLANDE, lors des primaires socialistes.

Pourtant, le P.S. reste un des principaux piliers pour encore sauver la République. Ce parti n’appartient pas à la Nomenclatura, seulement intéressée par le partage du gâteau et les combinaisons politiciennes, mais à ses militants qui doivent se battre pour le sauver de sa Mollétisation.

II – La nécessité de réaffirmer les valeurs républicaines,
socle de la démocra
tie

1 – Défendre la Liberté

Le projet de loi relatif au renseignement, a suscité d’importantes polémiques et inquiétudes. Le recours à une autorité extérieure indépendante (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement) et du Conseil d’Etat, me paraît insuffisant pour garantir les libertés. C’est une tradition de notre système juridique que les libertés individuelles sont sous le contrôle du juge judiciaire.

Tout Etat a le droit de se défendre, d'assurer sa sécurité et sa conservation. Mais cette défense doit se faire dans le cadre de l’Etat de droit, donc dans le cadre des lois républicaines et sous le contrôle du juge judiciaire. Remettre un blanc seing, sans garde-fou, aux services de sécurité, serait une atteinte grave à nos libertés, fondement même de la démocratie. Pour l’instant, la peur tétanise tous et nous laisse aphone. La grande masse pense, à tort, que cette loi n’est dirigée que contre la communauté musulmane. Toutes les personnes qui auraient un lien avec un supposé terroriste, peuvent voir leur tranquille vie basculer dans le cauchemar. Ainsi, on a observé des Européens, fraîchement, convertis à l’Islam, et sans en comprendre l'esprit et ses principes, adopter des conduites incompréhensibles ou condamnables.

François MITTERRAND avait élargi, dès 1981, diverses libertés (libération des radios et TV, dépénalisation de l’homosexualité, etc.).

Il ne faudrait pas, par une obsession sécuritaire, que le gouvernement de M. HOLLANDE fasse régresser la liberté dans ce pays, par un système intrusif, sans contrôle judiciaire efficace.

La puissante manifestation du 11 janvier 2015, nous a rappelé, tous, que la Liberté est un bien précieux, une valeur républicaine à défendre, sans concession. On a fait dire à François Marie AROUET, dit Voltaire, cette citation sur la liberté d’expression, sans qu’on puisse en vérifier l’authenticité : «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire".

2 - Promouvoir l’égalité réelle

Au cœur des tensions qui remettent en cause l’égalité réelle et le bien-vivre ensemble, on note la montée du chômage, le besoin d’ordre et de sécurité, les désordres au sein des communautés nationale et internationale. La Gauche, quand elle est au pouvoir, doit rester fidèle à ses engagements et ses valeurs, notamment l’égalité réelle à travers des politiques publiques innovantes préservant la cohésion de la société et le Bien-ensemble.

Au moment où l’on s’interroge sur l’égalité et le Bien-vivre ensemble, après cette historique manifestation du 11 janvier 2015, l’intégration, sans partage du pouvoir, est une véritable escroquerie. «Etre libre c’est participer au pouvoir», disait Cicéron. Une colère sourde et ancienne gronde pour une égalité réelle devant les charges publiques. Dans notre grande largesse d’esprit, nous avons une capacité à pardonner tous les outrages subis. Mais cette patience infinie ne signifie nullement, une résignation aux injustices et un abandon de nos droits de citoyens de la République. Nous avons «un esprit ferme et un cœur tendre», en référence à un sermon de Martin Luther KING. Avant d’avoir le droit de vivre, chaque homme qui se respecte, doit être prêt à mourir pour les idées justes auxquelles il croit. Notre revendication légitime, mais non négociable, est la suivante : la France républicaine, comme l’ont fait les Etats-Unis de Martin Luther KING, devrait assumer, enfin, son statut de pays multiculturel, si dénié et refoulé. La France est diverse et multiculturelle. Nous aussi sommes la France. Mettons de la couleur dans ce pays ! Nous en avons assez qu’on nous traite «d’immigrés», comme des citoyens de seconde zone, des indigènes de la République. Nous ne sommes pas des «immigrés» hors de France. Nous sommes des citoyens de la République : «Nous sommes aussi la France !». Nous réclamons notre juste place au sein de la société, avec nos droits et nos devoirs.

Il est temps que cela change. Pour paraphraser le Pape Jean-Paul II : «Cessez d’avoir peur, entrez dans l’espérance». On nous dit toujours, à chaque échéance électorale : «Soyez patients. La fois prochaine ce sera votre tour». «Justice trop tardive, est déni de justice», est un dicton qu’aimait à rappeler Martin Luther KING. Comme l’avait promis, fort justement, François HOLLANDE : «le changement, c’est maintenant».

Le pouvoir ne se donne pas, il se conquiert. Il est grand temps qu’un mouvement citoyen prenne la relève.

La Gauche a un devoir d’audace pour proposer des solutions modernes en vue notamment de promouvoir :

- Une réforme fiscale, en vue d’une égalité réelle ;

- Un plan d’urgence alliant soutien ciblé aux entreprises, du pouvoir d’achat pour les familles et un maintien des capacités d’investissement local des collectivités territoriales ;

- Aider l’offre par une demande soutenue et soutenir la demande, par une offre adaptée, pour soutenir les personnes en difficultés ;

- Des logements de qualité, décents et accessibles à tous.

3 – Défendre la Fraternité, la justice, la coopération

Les bateaux d’immigrants et le regain d’un islamisme violent inquiètent une bonne partie de la population, et font monter le F.N.

Or, il faudrait ramener les choses à leurs justes proportions. Les principaux pays qui accueillent les réfugiés, ce sont les pays du Sud frontaliers des zones de combat. Ainsi, la Tunisie, minuscule Etat, à elle seule, héberge 1 500 000 libyens. Le Liban, avec ses 4 millions d’habitants, accueille plus de 1 200 000 Syriens.

L’enjeu est de mieux répartir le fardeau. Les nations riches devraient mieux aider les pays du Sud où affluent ces réfugiés.

Il faudrait avant tout, s’interroger sur les finalités de ces guerres coûteuses (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, etc.) qui ne provoquent que terrorisme et déplacement de réfugiés.

Après 3 siècles de colonisation et d’esclavage, il faudrait se battre pour la liberté, la justice et la coopération internationale dans le monde, afin d’éviter ces déplacements douloureux de populations.

Sur le plan interne, la Fraternité est l’affaire de tous. Il faudrait lutter contre toutes les formes de discriminations qui gangrènent la société. La grande invention des Occidentaux, qu’il faut préserver et consolider, est le concept de «démocratie et des droits de l’homme». Mais la démocratie est largement insatisfaisante, si l’Etat ne combat pas la pauvreté et l’injustice sociale (plein emploi, logement et mixité sociale, équilibre entre les territoires). Car ce sont là des causes profondes, de l’inquiétude et de la peur, qui sapent le bien-vivre ensemble. La promesse républicaine d’égalité, est dans le prolongement des combats de Léon GAMBETTA : «La République, ce n’est pas de reconnaître des égaux, mais d’en faire», disait-il. Les discriminations subsistent et frappent de plein fouet ceux qui sont déjà les plus défavorisés socialement. Le combat pour le vivre-ensemble n’est ni communautaire, ni identitaire, il est républicain réussir l’égalité réelle.

Lutter contre les inégalités économiques et sociales, que la promotion de la diversité n’est pas une question ethnique, mais c’est d’abord, et avant tout, une question sociale. En conséquence, il faudrait favoriser la mixité et l’ascension sociale :

Le logement est au cœur du bien-vivre ensemble. Pour l’instant les gens, même s’ils sont issus de l’immigration, dès qu’ils le peuvent, ne cherchent qu’à fuir les quartiers à forte concentration d’exclus. Tout le monde appelle de ses vœux la mixité sociale. On craint pourtant les logements sociaux synonymes, pour les frileux, de relégation, d’immigration, de pauvreté, de délinquance et d’assistanat. La fracture sociale devient de plus en plus grande. La rénovation, régulière, de parc de logement social, est une nécessité pour que ces territoires ne soient pas synonymes d’exclusion. L’accès à la propriété pour ces logements sociaux et le mélange social et accès à la propriété sont peut être, une des solutions.

Le travail est un facteur un puissant facteur d’intégration. Plus de 3,5 millions de chômeurs, la situation est difficile pour tout le monde. Elle l’est encore plus pour les jeunes issus de l’immigration qui accumulent plusieurs handicaps. Ils sont, de plus en plus diplômés, sous-estiment ou méconnaissent les opportunités qu’offre l’entrée dans le secteur public. Le concours c’est l’égalité parfaite ; on ne peut pas suspecter, raisonnablement, les autres de discrimination. Quand, on est diplômé, il suffit de s’y préparer, méthodiquement, pour maximaliser ses chances. Pour ceux qui veulent se destiner au secteur privé, les formations qu’ils entreprennent sont souvent inadéquates aux besoins des entreprises. Ce qui m’a le plus frappé c’est que ces jeunes ne savent pas ne savent pas se vendre sur le marché du travail (Comportements inadéquats, ne pouvant qu’inciter, fortement, au rejet de la candidature ; une grande innocence et une grande naïveté dans certaines réponses ; méconnaissance de l’environnement du travail, des valeurs ou références culturelles). L’Etat, les associations et la famille ont un rôle stratégique et prééminent, dans l’orientation, l’information des opportunités.

Et naturellement, l’éducation est un facteur primordial de lutte contre les discriminations.

Paris, le 1er mai 2015, par Amadou Bal BA - http://baamadou.over-blog.fr/

Mariane, symbole de la République française.
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