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  • : Le blog de BA Amadou Bal, Paris 19ème ISSN 2555-3003 (BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE France B.N.F GALLICA. Http://baamadou.overblog.fr/
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 21:58

Ken SARO-WIWA a mené un noble combat pour la défense de son peuple, le peuple Ogoni, que les compagnies pétrolières étrangères et la junte militaire de Sani ABACHA, l’ont anéanti, au seul motif d’avoir exigé que son peuple puisse vivre décemment, des produits pétroliers. Ken SARO-WIWA faisait partie du peuple Ogoni, une minorité ethnique, dont les terres sont la cible des compagnies pétrolières, notamment la compagnie anglo-hollandaise Royal Dutch Shell. Il voulait lutter contre les abus commis par certaines compagnies sur les terres du peuple Ogoni. SARO-WIWA a été le leader d’une campagne non violente, dénonçant les dégâts écologiques commis dans son pays. Le gouvernement français, de l'époque, avait poussé à cette guerre civile du Biafra et puis la France se rendant compte qu’elle n’avait pas les moyens de cette guerre, les abandonnés à leur triste sort (2 millions de civils morts).

Chef du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOSOP), peuple de 500 000 âme, au Nigéria, Kenule Beeson TSARO-WIWA, plus couramment appelé Ken SARO-WIWA, né le 10 octobre 1941 à Bori, dans l’Etat de Rivers, sur la côte ouest du Nigéria, est un écrivain et producteur nigérian, militant écologiste et récipiendaire du prix Nobel alternatif en 1994. Eminent produit de l’université Government College d’Umuahia, puis de l’université d’Ibadan, il rêvait d’une carrière d’enseignent et de dramaturge. Mais, très tôt, en pleine guerre du Biafra, il dut abandonner son emploi à l’université de Lagos, lorsqu’il fut nommé administrateur civil pour Bonny, dans le Rivers State, avant d’occuper différents postes dans le gouvernement de cet Etat, de 1968 à 1973. Au terme de cette expérience politique, il se reconvertit dans les affaires, abandonna l’enseignement, mais n’avait pas renoncé à ses ambitions littéraires. Arrêté en 1993, il a été libéré après un mois de détention, à la suite d’importantes pressions internationales. Arrêté, à nouveau, en mai 1994, il a été jugé, condamné à mort et exécuté par pendaison, le 10 novembre 1995, à Port Harcourt, par un tribunal militaire d’exception chargé des troubles sociaux (émeutes ou troubles sociaux), sans autre appel ou recours que devant le gouvernement fédéral. «Non-violent struggle offers weak people the strength which they otherwise would not have. The spirit becomes important and no gun can silence that” écrit SARO-WIWA dans son ouvrage “A Month and a Day : A Detention Diary”.

Ken SARO-WIWA, écrivain populaire, dont la richesse et la force de la contribution populaire sont encore intacts, s’adressait, en priorité aux jeunes, aux masses à faible éducation. En effet, écrivain, à la fois romancier mais aussi auteur de feuilletons populaires pour la télévision, Ken SARO-WIWA avait créé et dirigeait sa propre maison d'édition et présidait l'Union des écrivains nigérians. Il avait exercé des fonctions ministérielles entre 1968 et 1973 et était un homme d'affaires avisé et un journaliste reconnu pour sa plume acerbe. Ken SARO-WIWA était également un militant politique écologiste qui défendait avec force la minorité dont il était issu. Ken SARO-WIWA revendiquait de façon pacifiste pour son peuple, les Ogoni, une minorité ethnique, dont le territoire regorge de pétrole, «une autonomie politique, une juste part des richesses pétrolières et le droit de contrôler son environnement écologique dévasté,  par les compagnies pétrolières internationales». Une attitude inadmissible pour le pouvoir militaire qui, à la suite d'un simulacre de procès, condamna à mort et exécuta l'écrivain et ses huit compagnons de lutte.

1 – Ken SARO-WIWA : un souci d’éduquer les jeunes

En 1983, il publie  son premier roman, «Basi and Company», traduit en français par «les aventures de Mister B», pittoresque génie de l’arnaque qui n’a qu’un rêve, s’enrichir sans lever le petit doigt. Le héros n’a rien à voir avec les magnats du pétrole ; il est plûtot une petite crapule, comme il en existe beaucoup à Lagos, ville par excellence du crime, mais aussi capitale économique du Nigéria, et cherche, par tous les moyens, de devenir, rapidement, millionnaire. Cet homme cupide, à son arrivée à Lagos, «une cité dont on disait les route pavées d’or», loue une minuscule et sordide chambre, à cent Nairas par mois, mais sa propriétaire exige un acompte de 5 ans de loyer d’avance. Cette chambre son «palace», pour lequel il ne paie d'ailleurs jamais rien. A chaque fois que la propriétaire lui demande le loyer, il trouve un moyen pour la duper. La vie à Lagos, grande ville du Nigeria, est compliquée. Surtout pour les nouveaux venus qui cherchent du travail. Dépourvu de ressources, Mister B, met en œuvre des entreloupettes, des combines tordues ou pittoresques, pour y arriver. Dans cette jungle qu’est Lagos, l’instinct de survie est puissant, et les ressources de l’esprit sont inventives pour s’en sortir, jusquà ce qu’un grain de sable enraye la machine à jouer des tours aux autres. Mister B est un jeune homme qui arrive à Lagos pour se faire de l'argent. Sur son tee-shirt on peut lire, de face, «Pour être millionnaire» et, de dos, «pensez comme un millionnaire». Cette phrase devient le leitmotiv du récit. Selon Mister B, pour s'enrichir il n'est pas nécessaire de travailler. Il est convaincu que c'est son astuce et sa malice qui le couvriront d'argent. Pour concrétiser son rêve de millionnaire, Mister B invente des ruses. Mais quand il se met à l'oeuvre, il échoue. Pourtant, il garde sa bonne humeur et son optimisme. Mister B est un tricheur, mais un tricheur aimable et sympathique.

Dans ce roman «Mister B», Ken SARO-WIWA, en sociologue, s’inspire de scènes de la vie quotidienne, dans sa création littéraire le comique et le tragique se côtoient, dans une ville impitoyable pour les faibles. Une série télévisée, à succès, tirée de ce roman, sera diffusée au Nigéria de 1985 à 1990. Le roman de Ken SARO-WIWA «Mister B, millionnaire», dont le titre original est «Basi and Company», adapté à la télévision, est très vite devenu, au Nigéria, une série à succès. C’est une satire contre la misère, la pauvreté et le chômage qui règnent à Lagos. Les inconvénients de l'administration publique et de l'économie libérale y sont abordés. Ken SARO-WIWA est sans concession pour les esprits animés de cupidité et de rapacité ; ils sont irrécupérables, parce qu’adeptes de l’argent facile, et pour lequel ils sont prêts à tout. En revanche, Ken SARO-WIWA nourrit un espoir pour la rédemption de la jeunesse qui ne devrait pas verser dans ces travers. Par conséquent, l’auteur établit une ligne rouge séparant le Bien du Mal : «On finit toujours par attraper les tricheurs ; le chemin de la réussite est plûtot rude et difficile» écrit-il. Pour Ambroise TEKO-AGBO «Ecrire devient chez cet écrivain nigérian, le désir passionné de fabriquer du futur : éduquer les jeunes pour en faire les citoyens de demain».

2 – Ken SARO-WIWA : une dénonciation de la guerre

En 1985, Ken SARO-WIWA évoque ces blessures, ces tragédies et ce génocide contre le peuple Ogoni, du Biafra, une minorité opprimée et massacrée au profit d'obscurs intérêts. L’auteur finira, lui-même, dans son combat intransigeant, d'y perdre, fort injustement, la vie. Ainsi, dans son roman «Sozaboy» (petit minitaire), comme ses autres productions intellectuelles, Ken SARO-WIWA utilise le pidgin. Ce roman est donc rédigé, selon lui en «anglais pourri» (rotten english), «c’est-à-dire un mélange de pidgin nigérian, de mauvais et, ça et là, d’expressions en bon anglais et même en anglais idiomatique» dit SARO-WIWA. La langue maternelle de SARO-WIWA est le Kana, qui s’apparente à celle de la minorité Ogoni. Il a choisi d’écrire en anglais pourri, et en réaction contre les langues dominantes du Nigéria que le Yoruba, le Haussa-Foulani et l’Igbo. Ce travail d’écriture est issu du mélange de la langue anglaise et des créations originales et confirme ainsi le rapport irrévérencieux que les écrivains anglophones ont avec la langue du colonisateur. Ces écrivains voulaient toucher un public composite : des instituteurs, des commerçants, des étudiants et des semi-instruits. C’est un travail enrichi par l’inventivité verbale de SARO-WIWA  il a l’avantage de n’imposer ni règles, ni syntaxe à ses locuteurs, et traduit l’expérience sociale vécue dans ses multiples manifestations, voire dans son authenticité. «Je ne connais pas d'autre exemple où l'on ait détourné la langue anglaise de façon aussi saisissante», souligne William BOYD. SARO-WIWA s’impose comme un auteur populaire et expérimental. Il a construit une œuvre basée sur une expérience linguistique. Il rejette cette démarche mystico-traditionnelle de Chinua ACHEBE et Wole SOYINKA. Suivant Kangni ALEM «Les personnages de Ken Saro-Wiwa ayant perdu depuis longtemps attache avec ce monde, il importait de trouver le langage qui disent le mieux leur difficile accès à la modernité, leur douloureuse traversée de la vie».

Dans «Sozaboy», SARO-WIWA dénonce, violemment, l’enrôlement des enfants dans les guerres. Le héros, est un jeune garçon, Méné, tour à tour drôle, naïf et picaresque, né à Doukana, dans l’Est du Nigéria. Dans ce village, tout le monde semblait heureux à l’arrivée du nouveau gouvernement qui promettait que «tout va aller bien à Doukana» et que «dorénavant, même juge au tribunal de Bori va faire meilleur jugement». Par conséquent, le jeune héros, Méné ne rêve que d’une seule : décrocher son permis de conduire pour être le chauffeur de son village. Il tombe amoureux d’Agnès, «fille que y a pas son deux à Doukana, fille jolie comme lune-là». Agnès étant serveuse dans un bar, Méné ne peut la conquérir que s’il a une situation, en s’engeant comme militaire. Agnès aime les hommes de bravoure, capables de combattre l’ennemi et de protéger la population. Ainsi, Méné se met à rêver : «Je commence pour croire que la chance est avec moi. Bientôt je vais gagner mon permis. Alors je peux marier bon mademoiselle qui vient de Lagos. Pas n'importe quelle mademoiselle de Lagos. Parce que des fois y en a qui vaut rien du tout. Mais Agnès c'est vraie fille avec ampoules 100 watts». Le ton est donné. Pour l’amour d’Agnès, le héros Ména, achète son uniforme et devient un enfant de la guerre. Il va être emporté loin de Doukana, petite ville du Biafra où, jeune apprenti chauffeur, il coulait auprès de sa mère des jours paisibles. Embarqué dans un conflit qui le dépasse, il découvre les violences et les absurdités de la guerre civile nigériane (1967-1970). «Mais c’est quand guerre-là va finir même ? Pourquoi on est là pour faire combat ? Chaque fois que je demande ça, ça m’embrouille en pagaille» dit le héros. Sans les juger ni les analyser, Ken SARO-WIWA décrit les souffrances, les brimades, les privations, les magouilles et les compromissions qui le mènent à la désertion et à la fuite. La réalité dès lors apparaît dans sa nudité et son horreur. Echappant, miraculeusement, au bombardement de son camp, Ména découvre l’horreur de la guerre : «Tout partout, c’est seulement petits morceaux de viande de l’homme ! Oh, je commence à pleurer seulement, on dirait femme» s’écrie-t-il. Ména prend alors la mesure des choses effroyables que peut engendrer la méchanté de l’homme. Il abandonne son uniforme et tente de s’évader. Prisonnier de guerre, puis déserteur, il va à la recherche de ses parents, à son village Doukana.

 

Les dernières pages de «Sozaboy» sont un réquisitoire contre l’absurdité de la guerre dans laquelle ce jeune s’était lancé avec fierté et enthousiasme. De retour à son village natal, Doukana, il découvre, avec effroi, que celui-ci n’est qu’un champ de ruines, et toute sa famille a disparu. Les survivants qui y errent, le prennent pour un dangereux fantôme. Condamné à s’enfuir pour échapper à cette vindicte, il ne lui reste comme viatique que cette sagesse bien fataliste «Parce que mauvais doit arriver avant que bon chose va arriver».

Captivant, ironique, écrit avec verve et truculence, animé d’un souffle poétique, servi par une langue vivante, tonique, parlée et libre, ce roman de l’absurde interpelle notre conscience sur l’illusion et l’inanité de l’uniforme militaire. «L’humour ici utilisé paraît être l’arme efficace pour parler de choses sérieuses et dénoncer le prurit de la violence et de la méchanceté, de bassesse et de turpitude qui habitent le cœur humain» écrit Ambroise TEKO-AGBO. Salué par William BOYD comme «l'un des grands chefs-d'oeuvre de la littérature africaine», ce roman tient sa force de ce point de vue faussement naïf, mais aussi de l'innocence du héros, son dénuement, son optimisme parfois absurde. Ken SARO-WIWA manie avec une redoutable précision la dérision et un humour percutant ; ce qui fait de ce roman une oeuvre originale, profondément bouleversante, l'une des plus efficaces dénonciations de la guerre et de ses folies. «À travers le regard d'un adolescent africain qui s'engage dans l'armée sans bien savoir pourquoi, Ken Saro-Wiwa nous plonge dans le chaos d'un conflit absurde, celui de la guerre civile nigériane. Sozaboy est un chef d'œuvre de la littérature africaine, d'une violence et d'une audace inouïes, un plaidoyer implacable contre la folie de la guerre», souligne, dans sa préface de l’édition de 2008, Alain MABANCKOU. Par ailleurs, les traducteurs, ont évité la caricature du langage, appelé par les colonialistes de «petit nègre». Ils ont su trouver une équivalence dynamique à la langue de départ utilisée par SARO-WIWA, en utilisant le français parlé dans les quartiers populaires d’Abidjan, Cotonou ou Ouagadougou, dans les casernes militaires, au marché ou dans les bars populaires. «Si Sozaboy» peut servir à quelque chose, il rappellera à tous, que la violence de la guerre ne peut être la solution d’un problème politique et que le plus grand obstacle à la prospérité de l’Afrique est la guerre» dit Ambroise TEKO-AGBO.

3 – Ken SARO-WIWA : une remise en cause du sort bloqué du Nigéria

Dans son roman, publié à titre posthume, en langue française, «Lemona» (Lemona’s Tale), Ken SARO-WIWA nous livre, dans ce récit, une belle et douloureuse réflexion sur le destin et ses irrésistibles travers. Lémona est une longue confession mélodramatique d’une prisonnière qui, reconnue coupable de meurtre, va être pendue le lendemain matin à l’aube. Elevée par une mère célibataire qui n'a pas pu l'envoyer à l'école, Lemona a dû très tôt apprendre à subvenir à ses besoins. Paysanne pauvre, exilée dans une ville comme servante, elle est maltraitée, violée et chassée. Rejetée dans la rue et sans défense, elle devient, machinalement, une prostituée, pour survivre : «le sexe devient une routine». Sa beauté attire les hommes, mais ne la protège pas des dangers qui guettent une femme seule dans une société machiste. Proie de la concupiscence et de l'égoïsme masculin, elle finira mal.  

Naïve, elle avait cru, un instant, que le coopérant écossais l’aimait, sincèrement. Mais quand celui-ci, lui annonce qu’il repartait en Europe, en raison de l’indépendance du Nigéria, Lémona, dans un geste impulsif, le tue : «Le canif que j’avais lancé contre John, l’avait touché au cœur. Je l’avais tué», confesse-t-elle. Condamnée à mort, elle est enceinte en prison ; sa peine est commuée en détention perpétuelle. Graciée au bout de vingt et libérée, elle renoue avec le père de sa fille et découvre que c’est le juge qui l’avait condamnée à mort. Mais ce juge est resté amoureux d’elle et a toujours pris soin de sa fille. La femme du juge réapparait, furieuse et peu maîtrisable, elle assome son mari. Lémona l’égorge et retourne encore en prison. Sa fille lui rend visite et elle lui raconte ses lourds secrets.

C'est un roman d'éducation, d'un apprentissage au féminin qui, dans le contexte de jungle sociale régie par la loi du mâle/mal où évolue Lemona, ne peut déboucher sur aucune véritable connaissance du monde. Le clou de l'intrigue réside dans les dernières pages. A la demande d'une jeune visiteuse venue de loin et qui lui ressemble, Lemona va revivre les drames de sa vie dans un processus de distanciation libérateur. En effet, l'héroïne du roman, Ola, jeune étudiante en psychologie dans une université américaine, revient au Nigeria à la mort de ses parents. Selon le vœu de son père, elle se rend à la prison de Port Harcourt afin de rencontrer un assassin, la belle et énigmatique Lemona.  Au cours d'une longue veillée nocturne au bout de laquelle elle va être pendue, Lemona entreprend de lui raconter l'histoire de sa vie placée sous le signe du tragique et de la malchance perpétuelle. Et si l'histoire de Lemona avait des liens secrets avec celle de la fille de ses victimes, elle-même «exilée» tôt du Nigeria et élevée loin de ses parents par une nourrice anglaise ?

En fait, Lémona, c’est le Nigéria, grand pays africain, riche en pétrole, dynamique, mais dont le sort est tragique à travers ses dictatures militaires, la corruption et l’anomie. «L’existence chaotique de cette femme, de toute évidence, fait référence au Nigéria contemprain où rien n’est normalement fixe et normatif» écrit Denise COUSSY.

Mme Anne HIDALGO, maire de Paris, a inauguré, le 30 janvier 2015, le Centre d'animation Ken SARO-WIWA, à la rue Buzenval, à Paris 20ème. Ce lieu est dédié à la culture urbaine, et spécialement au hip hop. Saint-Blaise, toujours dans le 20ème arrondissement,  prendra le nom de Wangari Muta MAATHAI (1940-2011), une biologiste, professeure d’anatomie en médecine vétérinaire et militante écologique du Keyna. Le Front National exige que ces lieux portent le nom d’un Français.

Bibliographie selective

1 - Quelques oeuvres de Ken SARO-WIWA

SARO-WIWA (Ken), “The Langage of African Literature : A Writer’s Testimony”, Research in African Literature, 1992, vol 23, n°2, pages 156-157 ;

SARO-WIWA (Ken), A Bride for Mr B, Port-Harcourt, Saros International, 1985, 96 pages ;

SARO-WIWA (Ken), A Forest of Flowers : Short Stories, Harlow, Longman, 1998, 154 pages ;

SARO-WIWA (Ken), A Month and Day and Letters, Ayebia, 1995, 220 pages ;

SARO-WIWA (Ken), A Shipload of Rice, Port-Harcourt, Saros International, 1991, 56 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Adaku and Others Short Stories, London, Saros International, 1989, 176 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Four Farcical Plaays, Port-Harcourt, Saros International, 1989, 85 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Genocide in Nigeria : The Ogoni Tragedy, Port-Harcourt, Saros International, 1992, 103 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Lémona : Roman, traduit de l’anglais par Alain Kangini, Paris, Drapper Jeunesse, «Collection au bout du monde», 2002, 221 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Letter to the Ogoni Youth, Port-Harcourt, Saros International, 1983, 22 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Mister B, millionnaire, Paris, Drapper Jeunesse, «Collection au bout du monde», 1999, 256 pages ; 

SARO-WIWA (Ken), Nigeria : the Brink of Disaster, Port-Harcourt, Saros International, 1991, 131 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Ogoni : Moment of Truth, Port-Harcourt, Saros International, 1991, 280 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Pita Dumbrok’s Prison, Port-Harcourt, Saros International, 1985, 96 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Prisoners of Jebs, Port-Harcourt, Saros International, 1988, 180 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Si je suis encore en vie journal de détention, traduit par Françoise Marchand-Sauvagnargues, préface de William Boyd, Paris, Stock, 1996, 327 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Si je suis encore en vie, journal de détention, traduction de l’anglais par F Marchand-Sauvagnargues, préface de William Boyd, Paris, Stock, 1996, 328 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Similia : Essays on Anomic Nigeria, Port-Harcourt, Saros International, 1991, 200 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Similia : On Anomic Nigeria, London, Saros International, 1991, 200 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Songs in Time of War, Port-Harcourt, Saros International, 1985, 44 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Sozaboy : A Novel in Rotten English, Long Man, 1994, 188 pages ;

SARO-WIWA (Ken), Sozaboy : Petit minitaire, traduit de l’anglais par Samuel Milogo et Amadou Bassiri, préface William Boyd, Arles, Actes Sud, collection Afriques, 1998, 311 pages ; voir aussi l’édition de janvier 2008, éditions Bazaki, 294 pages avec une préface d’Alain Mabanckou ;

SARO-WIWA (Ken), The Ogoni Nation Today and Tomorrow, Port-Harcourt, Saros International, 1993, 24 pages.

2 – Critiques de Ken SARO-WIWA

ADEWALE (Maja-Pearce), Remembering Ken SARO-WIWA and Others Essays, 2005, The New Gong, 306 pages ;

ALEM (Kangni), “A Ken Saro-Wiwa”, Notre Librairie, avril-juin 2000, n°140, pages 28-30 ;

ALEM (Kangni), “Ken Saro-Wiwa : L’écriture du désastre ?”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, pages 26-32 ;

ALEM (Kangni), “Ken Saro-Wiwa : une écriture et une vie aventureuses”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, pages 5-6 ;

AMAYANABO (Opudo, Daminabo), Ken SARO-WIWA 1941-1995 : His Life and Legacies, 2005, Hanging Garden Publishers, 2005, 422 pages ;

BOYD (William), “Fight to Death”, The Guardian, edition du 23 mars 2005 ;

CARRE (Nathalie), “La guerre et les petits dans Sozaboy de Ken Saro-Wiwa et Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, pages 15-26 ;

COUSSY (Denise), “Notes de lecture Lemona, de Ken Saro-Wiwa”, Notre Librairie, juillet-septembre 2002, n°148, page 19 ; 

DELAS (Daniel), “Ken Saro-Wiwa : surtraduit ?”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, pages 14-15 ;

DORON (Roy), FALOLA (Toyin), Ken Saro-Wiwa, Athens, Ohio University Press, 2016, 176 pages ;

McLUCKIE (Greg, M.), McPHAIL (Aubrey),  Ken Saro-Wiwa : Writer and Political Activits, Bouldo (Colo), London, Lynne Rienner Publishing, 2000, 291 pages ;

OJO-ADE (Femi), Ken SARO-WIWA : A Bio-Critical Study, Brooklyn (NY), Africana Legacy Press Inc, 1999, 300 pages ;

RICARD (Alain), “Ken Saro-Wiwa et l’édition”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, page 38 ;

SUCHET (Myriam), «La voix de Sozaboy (petit minitaire), ou comment passer du leurre de langage à la construction d’un éthos», Etudes littéraires africaines, 2011, vol 32, pages 44-54 ;

TEKO-AGBO (Ambrois), “Notes de lecture Mister B, Millionnaire, de Ken Saro-Wiwa”, Notre Librairie, avril-juin 2000, n°140, pages 34-35 ; 

TEKO-AGBO (Ambrois), “Notes de lecture Sozaboy, petit minitaire, de Ken Saro-Wiwa”, Notre Librairie, avril-juin 2000, n°140, pages 33-34 ;

TEKO-AGBO (Ambroise), “Mister B, Millionnaire : un modèle pour la jeunesse”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, pages 32-37 ;

UTUDJIAN SAINT-ANDRE (Eliane), “L’anglais pourri de Sozaboy”, Etudes littéraires africaines, 2002, n°13, pages 7-13 ;

WIWA (Ken), In the Shadow of a Saint. A son’s journey to understand his father’s legacy, Hanover : Steerforth Press, 2001, 247 pages ;

Paris, le 31 janvier 2015, actualisé le 5 avril 2018, par M. Amadou Bal BA -  Baamadou.over-blog.fr.

Ken Saro-Wiwa, écrivain nigérian, défenseur du peuple Ogoni, injustement pendu en 1995.
Ken Saro-Wiwa, écrivain nigérian, défenseur du peuple Ogoni, injustement pendu en 1995.
Ken Saro-Wiwa, écrivain nigérian, défenseur du peuple Ogoni, injustement pendu en 1995.
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Ken Saro-Wiwa, écrivain nigérian, défenseur du peuple Ogoni, injustement pendu en 1995.
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